Taekwondo ivoirien : Les nouvelles instances dirigeantes attendues au plus tard le 15 décembre

Taekwondo ivoirien : Les nouvelles instances dirigeantes attendues au plus tard le 15 décembre
Le ministère des Sports fixe au 15 décembre 2026 la date butoir pour le renouvellement des instances dirigeantes de la FITKD, après une première assemblée générale prévue le 15 novembre (Ph DR)

La sortie de crise du taekwondo ivoirien se joue désormais sur le terrain du dialogue et du respect des engagements. Après plusieurs semaines de discussions autour de la gouvernance de la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD), le ministère des Sports vient de préciser les prochaines étapes du processus devant conduire au renouvellement des instances dirigeantes. À travers un courrier daté du 20 octobre 2026, la tutelle propose un calendrier qui vise à concilier la régularisation de la situation fédérale et la continuité de son fonctionnement.

Le document prévoit la tenue d’une première assemblée générale le dimanche 15 novembre 2026. Celle-ci devra permettre de faire le bilan du comité directeur sortant, de réexaminer certaines dispositions statutaires, notamment la condition d’âge, et d’élire le comité électoral. Une seconde assemblée générale, consacrée à l’élection des responsables des instances dirigeantes, devra se tenir au plus tard le 15 décembre 2026. Sa date sera fixée par le comité électoral.

À travers cette démarche, le ministère entend donner un cadre précis à la sortie de crise. L’objectif est de dépasser les divergences qui ont marqué ces derniers mois la vie de la fédération, en ramenant les acteurs autour d’une procédure clairement définie et d’échéances désormais connues.

 

La continuité comme exigence

L’un des points importants du courrier concerne le maintien de Jean-Marc Yacé, dont le mandat est arrivé à expiration depuis le 14 octobre 2026, dans ses fonctions de président jusqu’à la fin du processus électoral. Le ministère justifie cette disposition par la nécessité de garantir la continuité du service public délégué à la fédération. Sans toutefois mentionner les fondements juridiques qui encadrent une telle démarche. 

Dans un contexte marqué par l’expiration du mandat du comité directeur, cette mesure vise à éviter une rupture dans le fonctionnement administratif de l’institution pendant la période transitoire. Elle ne saurait, à elle seule, préjuger de l’issue des prochaines élections ni dispenser les acteurs du respect des règles qui encadrent le renouvellement des instances.

Cette disposition appelle néanmoins des clarifications sur les modalités d’exercice des responsabilités durant la transition, afin que les différentes parties puissent être rassurées sur le respect des textes et l’équité du processus électoral. La transparence dans la préparation des assemblées générales et le rôle du comité électoral seront, à cet égard, déterminants.

 

Privilégier l’intérêt de la discipline

Au-delà des divergences de gouvernance, l’enjeu concerne l’avenir d’une discipline qui a contribué au rayonnement sportif de la Côte d’Ivoire. La crise actuelle ne doit pas occulter les attentes des athlètes, des entraîneurs, des clubs, des ligues et de l’ensemble des acteurs qui ont besoin d’un environnement institutionnel stable pour poursuivre leur travail.

Dans cette perspective, la décision ministérielle peut constituer un point de convergence. Elle fixe des échéances, identifie les principales étapes du processus et invite les protagonistes à inscrire leurs démarches dans un cadre commun. Son efficacité dépendra toutefois de la volonté de chacun de respecter les engagements pris, de privilégier les voies de dialogue et de faire prévaloir les mécanismes statutaires sur les oppositions persistantes.

Accepter ce calendrier ne signifie pas renoncer à ses convictions ni abandonner les préoccupations liées à la gouvernance. Il s’agit plutôt de convenir d’une méthode permettant de les traiter dans un cadre partagé, avec des garanties suffisantes pour toutes les parties.

La tutelle devra assurer le suivi annoncé, tandis que les responsables fédéraux et les différentes parties seront appelés à contribuer à des assemblées générales inclusives et crédibles. Chacun aura ainsi l’occasion de faire valoir ses positions dans un cadre défini, plutôt que de prolonger une confrontation qui ne profite pas à la discipline.

 Le moment est donc venu de faire prévaloir le sens des responsabilités. Accepter le calendrier ne signifie ni effacer les désaccords ni renoncer à la vigilance. C’est choisir de donner une chance à une solution organisée, dont la légitimité devra se construire dans le respect des règles et la transparence. Le taekwondo ivoirien a besoin d’un nouveau départ. Celui-ci ne pourra se faire durablement qu’avec la contribution de tous.

OUATTARA Gaoussou