Journée olympique 2026 - Adama Doumbia (directeur général des Sports) : « Le Comité national olympique est un partenaire important de l’État … »
Le développement du sport ivoirien ne peut se construire sans une coopération étroite entre l’État, le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV) et les fédérations. La Journée olympique 2026, organisée samedi 19 septembre au Crystal Palace de Marcory, l’a rappelé en mettant en lumière la place stratégique du mouvement olympique dans l’accompagnement des sportifs et le développement du sport national.
Au cours des échanges, Adama Doumbia, directeur général des Sports et de la Vie fédérale (DGSVF), a souligné le rôle du CNO-CIV aux côtés de l’État. « Le Comité National Olympique (…) est un partenaire important du ministère des Sports et donc de l’État pour la promotion du sport en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré. Une complémentarité qui concerne notamment l’accompagnement des fédérations, la préparation des athlètes et la promotion des valeurs olympiques.
Organisée autour des jeunes champions, cette Journée olympique a également insisté sur le courage, le dépassement de soi, l’entraide et le goût de l’effort. Des valeurs que le responsable de l’administration sportive estime « de plus en plus rares dans notre société » et qui méritent, selon lui, d’être davantage promues.
Le panel consacré aux « Regards croisés de l’État et du mouvement olympique sportif sur l’avenir de nos jeunes champions », avec Jeannot Kouadio Kouamé, secrétaire général du CNO-CIV, et Méité Ben Youssef, président de la Commission Athlètes, a permis de présenter les mécanismes publics d’accompagnement.
Adama Doumbia a rappelé la loi de 2014 relative au sport et ses textes d’application, notamment le statut du sportif de haut niveau. Il a également évoqué les subventions destinées à la participation des fédérations aux compétitions internationales, les bourses nationales et les aides à la préparation des sportifs de haut niveau.
À ces dispositifs s’ajoutent les infrastructures sportives et l’encadrement de l’État. Mais la performance implique aussi la responsabilité des athlètes, appelés à prolonger leur travail individuel au-delà des séances fédérales. Le ministère poursuit ainsi sa politique de construction et de réhabilitation d’infrastructures sportives de proximité.
Le partenariat concerne également la protection des acteurs du sport. Adama Doumbia a appelé à multiplier les actions de sensibilisation contre les discriminations, les harcèlements sexuels et moraux.
Suzanne Wolber, 3e vice-présidente du CNO-CIV, a salué une journée « très riche » en informations, estimant nécessaire que les fédérations connaissent mieux les dispositifs existants.
Cette dynamique prend une dimension particulière à l’approche des Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar, du 31 octobre au 13 novembre 2026. La Côte d’Ivoire devrait y engager une dizaine d’athlètes dans sept disciplines. Déjà, le CNO-CIV pense à Los Angeles 2028, avec l’ambition d’élargir la délégation ivoirienne à une vingtaine d’athlètes.
OUATTARA Gaoussou


