Assemblée nationale : Les députés des commissions Sécurité-Défense et Recherche mieux outillés pour exercer leur mandat

Assemblée nationale : Les députés des commissions Sécurité-Défense et Recherche mieux outillés pour exercer leur mandat
Koné Catherine a salué une initiative destinée à renforcer l’efficacité du travail parlementaire

La série de sessions de renforcement des capacités initiée par l’Assemblée nationale à l’attention des députés s’est poursuivie ce mercredi 11 mars avec la formation de la dernière vague de parlementaires. Cette session a concerné les députés membres de la Commission Sécurité et Défense ainsi que ceux de la Commission de la Recherche, de la Science, de la Technologie et de l’Environnement.

Objectif de cette initiative : permettre aux élus de mieux s’imprégner de leur mission parlementaire et de maîtriser davantage les pratiques législatives, en particulier pour ceux qui font leur entrée pour la première fois à l’hémicycle. Quatre principaux modules structurent cette formation, notamment la connaissance de l’Assemblée nationale, les pratiques législatives, le mandat du député et la diplomatie parlementaire. À travers ces enseignements, les organisateurs entendent renforcer la compréhension du fonctionnement de l’institution parlementaire et améliorer l’efficacité des députés dans l’exercice de leurs responsabilités. S’exprimant à cette occasion au nom du président de l’Assemblée nationale, la présidente de la Commission Sécurité et Défense, Koné Catherine, a expliqué que cette formation vise à doter les parlementaires des outils nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

« Nous sommes ce matin à une formation initiée par le président de l’Assemblée nationale. L’objectif est d’instruire les honorables députés et de leur donner les outils nécessaires afin qu’ils puissent représenter valablement leurs populations », a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que les députés, en tant que représentants du peuple, ont une mission institutionnelle qui nécessite une parfaite connaissance de leur cadre de travail. « En tant que représentants des populations, nous avons une mission institutionnelle. Nous devons donc avoir les armes nécessaires, c’est-à-dire la connaissance de la maison qui est notre institution, l’Assemblée nationale », a-t-elle souligné. Pour Koné Catherine, cette formation doit également permettre aux parlementaires de mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement de l’institution et d’orienter efficacement les débats.

« Il est important de maîtriser tous les outils, de comprendre le fonctionnement de l’institution, mais aussi de savoir comment orienter nos débats. Cette formation vise également à rappeler au député ce qu’il doit faire dans l’exercice de sa mission », a-t-elle ajouté.

La présidente de la Commission Sécurité et Défense a par ailleurs insisté sur la dimension d’apprentissage continu qui doit caractériser la fonction parlementaire, saluant au passage l’initiative du président de l’Assemblée nationale.

« Nous sommes ici pour partager des orientations entre anciens et nouveaux députés, car l’homme doit toujours se former. Nous saluons d’ailleurs cette belle initiative », a-t-elle déclaré. Évoquant le rôle des commissions parlementaires, elle a rappelé que l’une des missions essentielles du député est le contrôle de l’action gouvernementale, tout en contribuant par des propositions à l’amélioration des politiques publiques. « Notre rôle consiste à contrôler l’action du gouvernement, mais aussi à apporter des propositions. Il s’agit de fournir aux législateurs les éléments nécessaires afin que nous demeurions dans la paix et que la quiétude règne dans notre pays », a-t-elle indiqué. Elle a également souligné la nécessité pour les députés d’accompagner les initiatives gouvernementales tout en formulant des propositions susceptibles de renforcer la stabilité et le développement du pays.

Cette session du 11 mars marque la dernière étape de cette série de formations lancée par l’Assemblée nationale. Les travaux avaient débuté le 5 mars avec les députés membres de la Commission des affaires générales et institutionnelles (CAGI) et de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF). Le 10 mars, les députés de la Commission des affaires sociales et ceux de la Commission des relations extérieures avaient à leur tour pris part à ces sessions de renforcement des capacités.

 

Rahoul Sainfort