Libération des prisonniers de la présidentielle : Le gouvernement dénonce un jugement de valeur inapproprié d’Amnesty international

Libération des prisonniers de la présidentielle : Le gouvernement dénonce un jugement de valeur inapproprié d’Amnesty international
Fac-similé du communiqué du gouvernement ivoirien

La réaction du gouvernement ivoirien ne s’est pas fait attendre. 24h après le communiqué de l’ONG Amnesty international demandant la libération des personnes détenues lors de l’élection présidentielle du 25 octobre dernier, le gouvernement ivoirien a réagi. En effet, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la direction des Droits de l’Homme, a produit un communiqué hier pour réagir à la déclaration d’Amnesty international. Le communiqué du gouvernement fait observer que les personnes évoquées par l’ONG  « ont été régulièrement  poursuivies, jugées et condamnées  après avoir bénéficié de l’ensemble des garanties équitables, pour des faits de troubles à l’ordre public consécutifs à des attroupements ». Jugeant le communiqué d’Amnesty international inapproprié, le gouvernement ivoirien fait savoir que ces personnes n’ont été ni « arrêtées sans fondement » ni « condamnées inéquitablement ». « En outre le droit à un double degré de juridiction étant  consacré en Côte d’Ivoire, les personnes condamnées ont usé de ce droit en relevant appel de la décision de condamnation prononcée à leur encontre», souligne le communiqué.  

Sur cette base, le communiqué indique qu’il ne revient plus aux autorités ivoiriennes de procéder à un nouvel examen  de l’affaire et de statuer sur le bien-fondé des préventions retenues contre elles. Concernant le cas de femmes enceintes, le gouvernement ivoirien s’étonne qu’Amnesty international  se préoccupe uniquement de trois femmes enceintes sur les huit qui sont actuellement détenues dans les prisons ivoiriennes.

Thiery Latt