Croc-en-jambe : Gangrène
La radiation de Brou Eba Serges n’est pas une victoire. Écarter un arbitre corrompu. C'est couper une branche pourrie. Sans regarder l'état du tronc. Qui vacille depuis longtemps. C’est comme faire un pansement sur une nécrose. L'arbitrage ivoirien est malade. Pas d'une pathologie récente. Pas d'un virus isolé. D'une gangrène. Installée. Lente. Tolérée. Parfois même encouragée par le silence.
Chaque saison. Les mêmes scènes reviennent. Décisions incompréhensibles. Matchs faussés. Erreurs grossières ou suspectes. Destins sportifs joués dans les coulisses. Plus que sur le terrain. Les clubs protestent. Les supporteurs s’indignent. La CCA communique. Puis tout recommence. Et la CCA. Censée garantir l’équité. Entretient l’opacité. Toujours les mêmes arbitres. Sur les matchs à enjeu. Les mêmes soupçons. Le même malaise. Et en arbitrage. Le doute n’est pas un détail. C’est une faute professionnelle.
Sanctionner un homme ne suffit pas. Le football ivoirien a besoin d’un sursaut. Pas d’un sacrifice ponctuel. La CCA a les moyens. Ce qui manque. C’est la volonté d’assainir le système. Entièrement. Durablement. Courageusement.
OG
