Situation au Moyen-Orient : L’Ambassadeur de la République islamique d’Iran tire la sonnette d’alarme
Depuis le samedi 28 février, le Moyen-Orient est plongé dans une crise sans précédent, à la suite de l’attaque menée contre la République islamique d’Iran par les Etats-Unis d’Amérique et Israël. En riposte, l’Iran a lancé des frappes contre Israël ainsi que contre des bases américaines dans la région.
Face à cette situation, SEM Mohammad Meigoni Seyed Gholamreza, ambassadeur de la République islamique d’Iran en Côte d’Ivoire, s’est exprimé hier à Cocody devant la presse. Le diplomate iranien a rappelé que « l’agression » contre son pays est intervenue dans la matinée du 28 février 2026, alors même que l’Iran et les États-Unis tenaient leur troisième cycle de négociations sur le programme nucléaire iranien à Genève, et que des équipes techniques devaient se rencontrer à Vienne dans les jours suivants pour discuter des détails des pourparlers.
« De plus, dans une agression flagrante et brutale, les États-Unis et le régime sioniste ont délibérément ciblé le plus haut responsable d'un État membre indépendant des Nations Unies, le Guide suprême de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Seyyed Ali Khamenei, le 28 février 2026. Cet acte terroriste lâche, perpétré en violation flagrante de l'article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies, constitue une attaque directe contre les principes les plus fondamentaux du droit international, notamment l'interdiction du recours à la force, le principe de l'égalité souveraine des États et l'inviolabilité et l'immunité des chefs d'État », a-t-il dénoncé.
Selon le diplomate iranien, la responsabilité d’une telle attaque qui a des « conséquences profondes et considérables » incombe « aux seuls auteurs de cet acte criminel ». Il s’est félicité de la vague d'indignation spontanée, massive et rassemblant des millions de personnes à travers le monde, parmi les nations éprises de droits et de liberté, qui se sont levées pour condamner « l'acte terroriste perpétré en assassinant le Guide suprême de la révolution islamique d'Iran. »
Le conférencier a dénoncé les agressions contre plusieurs écoles, notamment l'école de filles Minab à Bandar Abbas, qui a été entièrement détruite et où près de 200 jeunes filles innocentes ont été tuées ou blessées. Il a invité le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures immédiates face à la violation de la paix et de la sécurité internationales.
« La République islamique d'Iran appelle tous les États membres des Nations Unies soucieux du maintien de la paix et de la sécurité internationales à condamner fermement cet acte d'agression et à prendre des mesures immédiates et collectives pour y faire face, car il constitue indubitablement une menace sans précédent pour la paix et la sécurité régionales et mondiales », a martelé SEM Mohammad Meigoni Seyed Gholamreza.
Thiery Latt
