Tennis de table : La Francophonie Pongiste Internationale suspend la Côte d’Ivoire

Tennis de table : La Francophonie Pongiste Internationale suspend la Côte d’Ivoire
Fac-similé de la note officielle de la Francophonie Pongiste Internationale (FPI) annonçant la suspension immédiate de ses activités avec la Fédération ivoirienne de tennis de table (FITT), à la suite des manquements relevés lors de l’Assemblée Générale du 1er janvier 2026

La crise de gouvernance qui secoue actuellement la Fédération ivoirienne de tennis de table (FITT) vient de franchir un nouveau palier. La Francophonie Pongiste Internationale (FPI) a annoncé la suspension immédiate et sans délai de toutes ses activités avec la FITT, invoquant de graves manquements constatés lors de l’Assemblée Générale du 1er janvier 2026. Cette décision, lourde de conséquences, s’inscrit dans un contexte déjà tendu où plusieurs fédérations sportives ivoiriennes sont pointées du doigt pour des dysfonctionnements internes.

Selon la FPI, plusieurs clubs affiliés ont dénoncé des irrégularités majeures : exclusion de dirigeants de clubs à l’entrée de la salle, non-respect des textes réglementaires, et organisation jugée opaque. Pour l’organisation internationale, ces pratiques contreviennent aux principes fondamentaux de transparence, d’équité et de bonne gouvernance qui doivent guider toute fédération sportive. Un courrier d’explication avait été adressé à la FITT, mais l’absence totale de réponse a été perçue comme un refus de dialogue, précipitant la décision de suspension.

Cette mesure dépasse désormais le cadre strictement sportif. La FPI a transmis copie de son courrier à la Fédération africaine de tennis de table, au Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV), au ministère des Sports et à la Région ouest-africaine de tennis de table, signalant ainsi que la situation est suivie au plus haut niveau. Elle vient également corroborer les clarifications récemment apportées par le CNO-CIV concernant plusieurs fédérations épinglées pour des problèmes de gouvernance et qui, au lieu de se conformer aux textes, ont préféré se présenter comme victimes d’un prétendu acharnement institutionnel.

Dans ce climat, il est important de rappeler que le président de la FITT est également le porte-parole d’un groupe de présidents de fédérations réunis au sein d’une coalition baptisée « Solidarité ». Ce collectif a publiquement choisi d’entrer en confrontation avec le CNO-CIV, contestant ses décisions et ses prérogatives. La suspension prononcée par la FPI apparaît donc comme un élément supplémentaire venant fragiliser la posture de cette coalition, dont les arguments peinent à résister à l’examen des faits.

Pour autant, la FPI laisse une porte ouverte. Les relations pourront reprendre dès que la FITT démontrera un retour à une gouvernance conforme aux normes internationales. La suspension n’est pas une sanction définitive, mais un signal fort. Elle rappelle que la crédibilité d’une fédération repose d’abord sur le respect des règles, et que la transparence n’est pas une option mais une exigence incontournable pour l’avenir du sport ivoirien.

OG