C’que je pense : Du recours d’Akondé
Soyons clairs. Tu n’es pas membre de l’Organisation internationale de la Francophonie et tu veux en être son secrétaire général. Tu n’as pas ratifié le traité de la Cour pénale internationale et tu veux y envoyer ton prisonnier pour jugement. C’est incongru. Profondément incongru. Le recours d’Akondé, c’est exactement ça.
Deux hypothèses. Soit les responsables de la liste recalée ignoraient réellement les règles, et c’est alarmant. Parce que vouloir diriger le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV) sans connaître ses statuts, c’est comme prétendre à la tête d’un service de chirurgie sans avoir jamais tenu un scalpel. Soit ils le savent, et c’est de la provocation. Une provocation irresponsable, qui entretient une crise inutile en abusant de la crédulité de ceux qui croient en eux.
Mais à y regarder de près, la liste Akondé ne connaît pas l’olympisme. La preuve ? En épinglant le Pr Alfred Karou, Mme Wolber Suzanne et Namama Fadiga Allangba comme inconnus dans le système, ses partisans font une faute grave. Ces personnes physiques sont membres du Comité exécutif sortant. Elles sont éligibles selon les statuts du CNO-CIV. Simplement, elles ne sont pas électeurs, car elles n’appartiennent pas à la catégorie 1 (CIO) ni à la catégorie 5 (Confédération africaine). Cette catégorie 5 justifie d’ailleurs la présence du président de la CAC, Dr Allah-Kouamé, sur la liste de Me Georges N’Goan.
Les fédérations sportives, elles, sont des personnes morales. Membres actifs du CNO-CIV au titre de la catégorie 2. Elles sont électeurs. Elles sont éligibles. Les textes sont limpides. Aucune zone d’ombre, aucune ambiguïté. Et c’est précisément parce que les textes sont si clairs que le recours d’Akondé est indiscutable, dans le mauvais sens du terme. Il ne plaide pas pour lui. Il témoigne contre lui.
On ne dirige pas une institution dont on ignore les fondements. On ne réforme pas une maison dont on ne connaît pas les statuts. Et surtout, on n’introduit pas un recours quand celui-ci devient, à lui seul, la preuve vivante de son incompétence.
OG
