Cyclisme africain : Abidjan s’impose comme un hub continental à l’approche du congrès de la CAC

Cyclisme africain : Abidjan s’impose comme un hub continental à l’approche du congrès de la CAC
Le ministre des Sports, Adjé Silas Metch, a reçu en audience, à son cabinet au Plateau, le Dr Yao Allah-Kouamé, président de la Confédération africaine de cyclisme (CAC) et de la Fédération ivoirienne de cyclisme (FIC), venu l’informer de la tenue du congrès de la CAC à Abidjan, les 25 et 26 avril 2026 (Ph DR)

La Côte d'Ivoire s'apprête à vivre deux rendez-vous majeurs qui confirmeront son positionnement croissant dans l'écosystème du cyclisme africain. Reçu en audience par le ministre des Sports, Adjé Silas Metch, le président de la Confédération africaine de cyclisme (CAC), Dr Yao Allah-Kouamé, a annoncé la tenue à Abidjan du congrès de l'instance continentale, prévu du 25 au 26 avril 2026. Un événement stratégique auquel prendra part le président de l'Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, attendu le 24 avril.

Cette audience, tenue au cabinet du ministre au Plateau, a permis au président de la CAC d'exposer les enjeux organisationnels de ce rendez-vous et de recueillir orientations et conseils pour garantir un congrès à la hauteur des ambitions du continent. À cela s'ajoute un autre moment fort : le Championnat d'Afrique de VTT, programmé les 30 ou 31 mai 2026 en Côte d'Ivoire, une première qui confirme la montée en puissance du pays dans les disciplines cyclistes. Deux échéances majeures qui, ensemble, font d'Abidjan le carrefour incontournable du cyclisme africain en ce printemps 2026.

Cette collaboration entre la puissance publique et l'institution sportive illustre la méthode ivoirienne : impliquer l'État au plus haut niveau pour garantir le succès des grandes échéances. Une méthode rodée, qui a fait ses preuves, et qui s'inscrit dans une ambition bien plus large.

Car au-delà de l'organisation des événements, la Côte d'Ivoire lorgne sur un trophée bien plus symbolique, accueillir le siège de la Confédération africaine de cyclisme à Abidjan. Ce vœu, porté par Dr Allah-Kouamé lui-même, dont l'élection à la tête de la CAC mérite d'être saluée comme une fierté nationale, s'inscrit dans une logique de soft power sportif assumée et cohérente. Avoir le siège d'une confédération continentale, c'est peser sur les décisions, rayonner sur l'Afrique, attirer les investissements et les compétences. La Côte d'Ivoire doit accompagner Dr Allah-Kouamé dans cette ambition légitime, avec l'engagement politique, diplomatique et institutionnel qu'elle mérite.

Les arguments ne manquent pas. Sous le leadership du président Alassane Ouattara, le pays a érigé l'accueil des grandes compétitions en véritable politique d'État. La Coupe d'Afrique des Nations 2023, organisée sur le sol ivoirien avec un éclat international salué bien au-delà du continent, en est l'illustration la plus éclatante. Avant elle, l'Afrobasket masculin 2013, l'Afrobasket féminin 2025, les Jeux de la Francophonie 2017, la finale des Grands Prix et la Coupe du monde par équipes de taekwondo en 2017 avaient déjà tracé le sillon d'une nation hôte fiable et ambitieuse. À cela s'ajoute le Tour de Côte d'Ivoire cycliste, organisé de façon continue par la Fédération ivoirienne de cyclisme, une compétition qui, saison après saison, témoigne de la vitalité et de la constance du mouvement cycliste national. Mais aussi de la volonté de l’équipe dirigeante de préserver l’image de marque du pays malgré les ressources financières trop souvent en deçà des espérances organisationnelles.

La Côte d'Ivoire ne se contente plus d'assister au spectacle du monde sportif. Elle veut en être l'un des architectes. Dans cette dynamique d'influence et de rayonnement continental, chaque congrès accueilli, chaque titre organisé, chaque siège obtenu est une pierre supplémentaire à l'édifice. Abidjan, capitale du cyclisme africain ? Ce n'est plus un rêve. C'est un cap.

OUATTARA Gaoussou