Grand-Lahou : Le député Yao Alfred fait le point sur les acquis du projet WACA
Le député de Grand-Lahou, Yao Alfred, a présenté, mercredi 8 avril 2026 au Plateau, les avancées du projet WACA (West Africa Coastal Areas), lors de la tribune “Les Rendez-vous de la presse” organisée par l’Union des Journalistes pour la Promotion des Actions du Gouvernement (UJPAG).
Face aux journalistes, l’élu a rappelé l’ampleur des dégâts causés ces dernières années par le déplacement de l’embouchure du fleuve Bandama, sous l’effet de l’interaction entre le fleuve, la lagune Tiagba et l’océan Atlantique. Ce phénomène, qui a progressivement déplacé l’embouchure de l’est vers l’ouest, a entraîné la disparition d’une partie de l’ancienne ville coloniale de Grand-Lahou, ainsi que la dégradation du cimetière, profondément marquant les populations.
Pour y faire face, des solutions techniques ont été déployées dans le cadre du projet WACA, avec notamment la fermeture de l’ancienne embouchure et la réouverture d’une nouvelle à son emplacement initial. Des travaux d’enrochement ont également été réalisés afin de stabiliser durablement la zone. « Aujourd’hui, l’embouchure est maîtrisée et l’écoulement des eaux se fait normalement », a assuré le député.
Au total, plus de 55 milliards de FCFA ont été mobilisés par l’État ivoirien et ses partenaires pour la mise en œuvre de ce programme, qui intègre également des actions environnementales et sociales, ainsi que la réinstallation de populations affectées. Si le problème du déplacement de l’embouchure est désormais sous contrôle, Yao Alfred a toutefois rappelé que l’érosion côtière demeure un défi majeur. Selon lui, la mer continue de progresser d’un à deux mètres par an sur les côtes sableuses, sous l’effet du changement climatique.
Sur le plan économique, les retombées du projet commencent à se faire sentir, notamment avec la reprise des activités de pêche grâce à la stabilisation de la zone lagunaire. L’élu voit également en Grand-Lahou une future destination touristique, appelée à tirer parti de son potentiel naturel, dans un contexte de saturation de certaines stations balnéaires. Enfin, il a insisté sur la nécessité de restaurer l’accès direct de la ville à la mer, qu’il considère comme un levier stratégique pour accélérer le développement économique de la localité.
Rahoul Sainfort
