Transport terrestre : L'immatriculation des véhicules s’effectue désormais chez les concessionnaires agréés

Transport terrestre : L'immatriculation des véhicules s’effectue désormais chez les concessionnaires agréés
Le DG des Transports en compagnie du directeur des opérations CFAO

Par arrêté ministériel en date du 18 août 2025, le ministère des Transports a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration en instaurant la dématérialisation totale de la procédure d’immatriculation des véhicules achetés auprès des concessionnaires agréés. Une réforme majeure, dont la mise en œuvre effective a fait l’objet d’une visite de terrain du directeur général des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), Oumar Sako, dans les locaux de la CFAO, sis à Marcory. Cette visite de constat visait à apprécier le déroulement concret des opérations d’immatriculation directement chez le concessionnaire, conformément aux nouvelles dispositions réglementaires. 

Sur place, le DGTTC a pu assister à l’ensemble du processus, depuis la vérification administrative jusqu’à la pose effective des plaques d’immatriculation sur un véhicule neuf.  S’exprimant à cette occasion, Oumar Sako a rappelé la portée de la réforme. « Nous sommes aujourd’hui à l’aboutissement d’une phase clé de la dématérialisation de la procédure d’immatriculation des véhicules, en ce qui concerne les concessionnaires agréés », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’arrêté du 18 août 2025, pris par le ministre des Transports, Amadou Koné, marque « une avancée majeure dans la simplification des démarches administratives et l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers ». Désormais, les concessionnaires agréés peuvent effectuer, depuis leurs propres locaux, toutes les formalités liées à l’immatriculation. Le ministère des Transports, en collaboration avec le ministère des Finances et du Budget, s’assure en amont que le véhicule est régulièrement dédouané. Une fois cette étape validée, le numéro d’immatriculation est automatiquement généré.

L’opérateur chargé de la fabrication et de la pose des plaques est aussitôt saisi. « Au moment où le client vient récupérer son véhicule, celui-ci est déjà immatriculé et muni de ses plaques définitives », a précisé le DGTTC. Un dernier contrôle est effectué par les services des Douanes à la sortie du site, avant la remise du véhicule à son propriétaire.

Une première phase pilote menée avec un concessionnaire agréé a donné des résultats jugés « pleinement satisfaisants ». Fort de cette expérience, la plateforme sera progressivement ouverte, dans les semaines à venir, à l’ensemble des concessionnaires agréés sur le territoire national.

Du côté des concessionnaires, la satisfaction est palpable. Directeur des opérations de la CFAO et président du comité d’éthique du Groupe Interprofessionnel Automobiles, Matériels et Équipementiers (GIPAME), Moloko Arthur André Dallys a salué « un cap décisif » pour le secteur automobile en Côte d’Ivoire.« Nous avions depuis plusieurs années des difficultés liées aux délais d’immatriculation définitive, ce qui a favorisé la prolifération des immatriculations provisoires, avec des conséquences négatives, notamment en matière de sécurité », a-t-il rappelé.

Avec le nouveau processus baptisé « immatriculation accélérée », il est désormais possible d’obtenir une immatriculation définitive en quatre jours. Illustrant ses propos par un cas concret, il a indiqué qu’un client ayant passé commande le 28 janvier a pu recevoir son véhicule immatriculé et muni de ses plaques définitives le 9 février. « C’est un immense soulagement pour l’ensemble des concessionnaires agréés », a-t-il affirmé, soulignant la fin des renouvellements coûteux et répétitifs des plaques W.

Au nom du GIPAME, Moloko Arthur André Dallys a exprimé sa reconnaissance au ministre des Transports Amadou Koné ainsi qu’au directeur général des Transports terrestres et de la Circulation. « Nous avons le sentiment d’être écoutés et de voir nos réalités prises en compte. Les plans d’action définis ensemble sont effectivement mis en œuvre », a-t-il conclu.

 

Rahoul Sainfort