Cacao : La grande responsabilité du gouvernement face à la crise
Face à la crise du cacao, le gouvernement ivoirien a décidé de jouer la carte de la responsabilité. Après des contrats signés avec les grandes multinationales exportatrices alors que le prix sur les marchés mondiaux oscillait autour de 8000 dollars par tonne, le gouvernement ivoirien a fixé le prix de 2 800 kilogrammes du cacao. Cependant, en pleine campagne, les cours mondiaux ont chuté. Une situation qui a mis en difficulté les multinationales exportatrices aujourd'hui incapables d'honorer leurs engagements vis-à-vis de la Côte d’Ivoire. Conséquence : le pays premier producteur mondial de cacao fait face à une crise. Comment juguler cette crise d'une des mamelles de l'économie ivoirienne ?
Face au défi, les autorités ivoiriennes ont décidé de trouver des solutions rapides et concertées. Ainsi, un cadre de dialogue permanent a été initié avec les producteurs à travers l'interprofession afin de de considérer tous les avis dans les prises de décisions.
Le 20 janvier dernier, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un dispositif d’achat du stock pour, selon le ministre de l’Agriculture d'alors, “agir rapidement en zone de production, rétablir la liquidité" et sécuriser l’évacuation vers les usines et les ports". En plus de cette mesure responsable, l'Etat a décidé d'avancer d'un mois le début de la campagne intermédiaire à l'effet de relancer la machine et permettre aux paysans d'évacuer leurs productions. En attendant des discussions sont engagées avec les exportateurs en vue de préserver l'intérêt des pays. On le voit, le gouvernement n'est pas resté les bras croisés devant la situation. Il a œuvré pour une réponse visant à soulager les braves paysans ivoiriens. Tout a été fait pour sortir de l'impasse au grand bonheur des producteurs.
Il faut noter que le prix de 2800/kg avait été fixé au regard des contrats signés portant sur 85 % de la production estimée du pays pour l’année 2025-2026 et en fonction des préventes aux grandes multinationales exportatrices. Malheureusement, les prévisions ont été contrariées par la chute des cours mondiaux. Et, le gouvernement a fait face à une situation imprévue avec méthode et responsabilité. Des solutions ont été trouvées et mises en application. Les paysans n'ont jamais été abandonnés. Ils ont été accompagnés par l'Etat avec des mesures courageuses qui ont permis de décanter la situation.
Lacina Ouattara
