Cinéma : Le "Bak" Tour" : Un film choc pour sensibiliser contre les fléaux qui minent le milieu scolaire
90 minutes pour dépeindre, sans complaisance, les réalités scolaires telles que la tricherie, la drogue, les grossesses précoces en milieu scolaire, la cupidité de certains enseignants et, surtout, la démission des parents. C’est la trame du film "Bak" qui a été présenté aux médias, le lundi 20 avril 2026, à l’Hôtel Palm-Club à Cocody.
A l’issue de la séance de visionnage de ce film, la maison de production "Yatigué" dirigée par Charles Kouakou et le réalisateur Jules Bassam envisagent, dans les prochains jours, le "Bak Tour", une tournée de sensibilisation par des projections du film à travers la Côte d’Ivoire.
L’objectif de cette caravane, selon Charles Kouakou, est d’utiliser « le 7e art comme levier d’éducation et de sensibilisation face aux maux qui minent l’école ivoirienne.»
Pour lui, le film, sans fioritures, montre la vie que les enfants mènent à l’école, loin du regard des parents. « On voit les enfants partir à l’école. Mais, on ne sait pas ce qui s’y passe. Ce film va donner l’occasion de voir ce qu’on peut faire pour aider les familles à conduire une jeunesse plus forte ».
Quant au réalisateur, Jules Bassam, il s’est félicité de « la puissance du cinéma comme l’outil, le plus puissant, d’éducation des masses ». Il a, en sus, expliqué le casting qui a mis au-devant des cameras des jeunes gens qui, pour la plupart, sont inconnus du cinéma ivoirien et qui ont campé, à merveille, des rôles savamment joués.
Le producteur qui a déjà à son actif plusieurs productions cinématographiques dont "Toukpè" qui fait l’apologie des alliances interethniques, a exprimé sa gratitude à la ministre de la Culture et de la Francophonie, Mme Françoise Remarck, et à la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Nassénéba Touré pour l’appui institutionnel.
Le "Bak Tour" prévoit sillonner plusieurs villes de la Côte d’Ivoire avec une projection destinée aux parents et autorités locales suivie de débat, et une autre dédiée aux élèves. Cela, afin de susciter une prise de conscience collective pour préserver l’avenir du pays, quand on sait que les jeunes d’aujourd’hui sont la Côte d’Ivoire de demain.
JAD
