Colloque International sur la représentativité des Femmes dans les Instances de décision : Women Caucus For Lobbying-Côte d’Ivoire propose la mise en lumière des femmes
Le Women Caucus For Lobbying-Côte d’Ivoire remet le couvert. Le jeudi 16 avril 2026, a eu lieu à Abidjan, le lancement de la 2e édition du Colloque international sur la représentativité des femmes dans les instances de décision. « De l’invisibilisation à la nécessaire mise en lumière des femmes africaines dans la gouvernance » est le thème de ce colloque qui se tiendra au mois de juin. Représentant la présidente du Sénat, Kandia Camara, la sénatrice Marie Irène Richmond a exhorté les femmes à se mobiliser pour l’évènement et surtout à s’engager en politique pour ne pas être en marge de la société ivoirienne et de l’Afrique.
La présidente de Women Caucus For Lobbying-Côte d’Ivoire Dr Agnès Monnet a fait le bilan de la 1ère édition. Selon elle, cette édition a été un franc succès. La preuve, les actes ont été édités par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Comme l’indique le thème, les réflexions de cette 2e édition, a-t-elle signifié, porteront sur la mise en lumière des femmes ayant servi leur pays, et l’Afrique toute entière, et mises sous l’éteignoir. Car selon elle, les chiffres malgré les efforts des décideurs restent encore à désirer.
« Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’Assemblée nationale ne compte que 34 femmes sur 253 sièges, soit 13,4 %. Le gouvernement compte 6 femmes sur 33 ministres, soit 18,18 %. Le Sénat, 24 femmes sur 99 membres, soit 24,24 %. Les mairies, moins de 8 % de femmes à la tête des municipalités. Dans la fonction publique, les femmes représentent 40 % du personnel mais seulement 22 % des postes de responsabilité. Ces données ne sont pas de simples statistiques. Elles sont des signaux rouges qui nous rappellent que notre démocratie reste incomplète sans les femmes », a-t-elle affirmé, convenant toutefois que cette faiblesse n’est pas imputable aux seuls décideurs. Elle a appelé les femmes à oser, à prendre leurs responsabilités. « Lancer cette 2e édition, c’est réaffirmer notre volonté de ne plus seulement demander une place, mais de la négocier par le plaidoyer, l’expertise et la solidarité. Car nous savons que rien ne nous sera donné par simple faveur : nous devons imposer notre légitimité par la cohérence de nos arguments et la force de nos actions », a-t-elle lancé.
DM
