Rentrée solennelle : L’Académie de la Bonne Gouvernance s’impose comme un levier stratégique de transformation sous l’impulsion du président Epiphane Zoro Bi Ballo
Située à Yamoussoukro, la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix a abrité, hier lundi 20 avril 2026, la rentrée solennelle 2026 de l’Académie de la Bonne Gouvernance et du Leadership Anti-Corruption (ABG-LAC).
Placée sous la présidence de la ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Professeur Mariatou Koné, et le parrainage de M. Ahmed Cissé, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), cette cérémonie marque l’ouverture officielle de l’année académique 2026 de l’ABG-LAC et aussi le top départ d’une session de formation dédiée à la conformité anti-corruption. Au total, une cinquantaine de managers issus des entreprises publiques et privées seront instruits sur les standards internationaux en matière de gouvernance.
Initiateur de l’ABG-LAC, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, a réitéré sa volonté de faire de cet outil un centre d’excellence sous-régional. Avec l’Académie, il entend transformer durablement les pratiques en matière de gouvernance en misant sur la formation, la prévention et le développement d’une culture d’intégrité. « L’éducation et la formation constituent des leviers essentiels pour réduire significativement les risques de corruption et améliorer la performance des organisations publiques et privées » a souligné le patron de la HABG. Sous son leadership, l’Académie se positionne ainsi comme une plateforme stratégique de renforcement des capacités et de diffusion des standards internationaux de gouvernance.
De son côté, la ministre Mariatou Koné a rappelé les progrès significatifs enregistrés dans la gouvernance des entreprises publiques, avec des performances en nette amélioration ces dernières années. Elle a également appelé à franchir une nouvelle étape fondée sur une exigence accrue de transparence, de redevabilité et de performance durable. Non sans insister sur le rôle central du capital humain. « L’Académie constitue un levier essentiel pour accompagner cette transformation, en contribuant à la professionnalisation des acteurs, à l’appropriation des standards internationaux et à l’ancrage d’une culture d’intégrité au sein des organisations publiques et privées » a fait savoir Mariatou Koné. Pour elle, la corruption fausse les règles du jeu. Et la ministre de marteler : « Les victimes de la corruption sont nombreuses. On peut citer l'Etat qui perd les ressources financières, les entreprises plus qualifiées et aux meilleures offres qui sont parfois écartées lors des passations de marchés, les consommateurs qui subissent les effets du faux frais sur les produits disponibles sur le marché... Chaque acte de corruption posé par un agent ou une entreprise est une entrave à la transparence et au fonctionnement de l'administration ou de l'activité économique ».
Autre temps fort de la cérémonie :les interventions des partenaires et institutions, notamment Expertise France à travers le PAGOF 2 représenté par Mme Nicole Nkoa, le Fonds de Développement de la Formation Professionnelle (FDFP) dont le message a été porté par son Secrétaire Général Dr Philippe N’Dri, la représentant du président de la CGECI, Me Mahoua Fadika-Delafosse ainsi que le maire de la commune de Yamoussoukro, qui ont tous salué la pertinence et la portée de cette initiative. Après cette séquence des discours, l’experte internationale Sandrine Aboya a prononcé la conférence inaugurale sur le thème : « Intelligence artificielle et gouvernance ». Elle a notamment analysé les enjeux et opportunités des technologies émergentes au service de la performance et de l’intégrité des organisations. À travers l’Académie de la Bonne Gouvernance et du Leadership Anti-Corruption, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance consolide son rôle de catalyseur de transformation, en fédérant les acteurs publics et privés autour d’un objectif commun : bâtir des institutions plus intègres, performantes et résilientes. Lancée en avril 2025, cette académie vise, selon son directeur général, Coulibaly Thioronan, à transformer les hommes et les femmes, pour en faire des Ivoiriens nouveaux, qui tourment dos à la corruption, aux pratiques qui nuisent à l'économie, à la stabilité sociale et l'image de la Côte d'Ivoire.
Kouamé Wa
