Santé mentale et addictions chez les jeunes : L’ADA plaide pour un réseau national de prise en charge en Côte d’Ivoire

Santé mentale et addictions chez les jeunes : L’ADA plaide pour un réseau national de prise en charge en Côte d’Ivoire
Alpha Diallo, président de l’Alliance Démocratique Africaine (ADA)

La question de la santé mentale et des addictions chez les jeunes prend de l’ampleur en Côte d’Ivoire. Dans une lettre ouverte adressée aux autorités ivoiriennes, Alpha Diallo, président de l’Alliance Démocratique Africaine (ADA), dresse un constat préoccupant et propose la mise en place d’un dispositif national structuré de prise en charge. Dans son courrier, l’homme politique évoque une progression des troubles psychologiques tels que la dépression, l’anxiété, les traumatismes ou encore les troubles du sommeil, souvent associés à des situations de dépendance. Il pointe également la facilité d’accès à certaines substances addictives, notamment l’alcool et les drogues, parfois disponibles à proximité des établissements scolaires et des espaces de jeunesse. Selon lui, ces réalités restent encore insuffisamment encadrées par des dispositifs spécialisés, laissant de nombreuses familles démunies face à des situations de crise. Pour répondre à cette situation, Alpha Diallo propose la création d’un réseau national de prise en charge articulé autour de trois niveaux complémentaires.

Le premier serait constitué de centres de stabilisation, destinés à l’accueil des personnes en situation de crise et à leur orientation rapide vers des structures adaptées. Le deuxième niveau concernerait des centres de désintoxication médicalisés, chargés d’assurer un sevrage encadré et un accompagnement psychologique des patients. Enfin, le troisième niveau porterait sur la réinsertion sociale et professionnelle, à travers des programmes de formation, d’accompagnement familial et d’activités sportives visant à prévenir les rechutes. Alpha Diallo insiste sur la nécessité d’un système lisible et accessible à l’échelle nationale, permettant une orientation rapide des familles vers les structures appropriées. Il plaide également pour une approche préventive intégrant davantage le sport et l’encadrement des jeunes, afin de réduire les facteurs de vulnérabilité.

 

Rahoul Sainfort