Concours administratifs : Soro Gninagafol explique les mécanismes de transparence et de crédibilité mis en place

Concours administratifs : Soro Gninagafol explique les mécanismes de transparence et de crédibilité mis en place
Soro Gninagafol a exhorté les candidats à bien se renseigner sur les concours et à bien se préparer. PHOTO DR

« Lorsqu’on passe un concours, notamment administratif, il y a deux cas. Soit on est admis, soit on échoue. Pour ne pas échouer, il faut se donner les moyens de bien préparer le concours. Il faut travailler de façon sérieuse », a déclaré le directeur général de la Fonction publique (DGFP), Soro Gninagafol. Il répondait ainsi à une question sur la perception, largement répandue chez certains Ivoiriens, selon laquelle réussir à un concours de la Fonction publique nécessiterait obligatoirement de verser de l’argent à une tierce personne ou de bénéficier du soutien d’un parrain. C’était hier, jeudi 05 mars 2026, lors de la conférence de presse qu’il animait dans le hall du bâtiment principal, sur le thème : « Tout savoir sur les concours de la Fonction publique ».

La question de l’achat des concours a été longuement abordée lors de cette conférence. Le DGFP s’est voulu on ne peut plus clair sur le sujet. Le ministère d’État, ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, a-t-il fait savoir, a initié un certain nombre de réformes pour la transparence et la crédibilité des concours. Ce sont notamment la publication des performances des candidats ; la mise en place d’un collège de superviseurs qui intègre les préfets et la gendarmerie dans la sécurisation des copies ; la personnalisation des copies et le scannage pour le relèvement des notes.

« Depuis 2021, plusieurs réformes ont été mises en œuvre pour apporter la transparence et du crédit dans l’organisation des concours. Nous ne disons pas que tout est parfait. Chaque année, nous ajoutons de nouvelles innovations. Le tout étant de donner la plus grande garantie aux citoyens pour que seules leurs performances comptent, et au final, les meilleurs soient retenus », a-t-il déclaré, précisant que le scannage permet la lecture optique des notes et fait le classement in extenso.

 

Du reste, cette conférence du DGFP a porté sur la typologie des concours administratifs ; le processus d’ouverture des concours administratifs et le bilan des concours administratifs de la session 2025.

S’agissant de la typologie des concours, le conférencier a expliqué que les concours administratifs en Côte d’Ivoire se répartissent en deux grandes catégories selon leur finalité : les concours de recrutement nouveau et les concours de promotion. Le public cible de ces concours est tout Ivoirien diplômé remplissant les conditions d’âge et de diplômes spécifiées dans le communiqué d’ouverture. 

L’ouverture des concours administratifs se fait en trois phases : la Conférence de programmation des effectifs (CPE) ; l’arbitrage budgétaire et le catalogue des mesures nouvelles (CMN), et l’élaboration des arrêtés et communiqués d’ouverture des concours.

Au titre des bilans des concours administratifs de la session 2025, 590 concours administratifs dont 213 concours de recrutement nouveau et 377 concours professionnels ont été ouverts, selon le conférencier. Sur un total de 142 863 candidats, 48 353 ont été déclarés admis sous réserve de confirmation par les arrêtés d’admission. Par ailleurs, 55 concours n’ont enregistré aucune candidature et 31 concours n’ont enregistré aucun admis.

 Le DGFP a indiqué que ces résultats traduisent une faible attractivité de certains emplois ou spécialités ; une insuffisance d’information ; un déficit de préparation des candidats et une possible inadéquation entre profils disponibles et exigences statutaires.

Le conférencier a déclaré qu’au regard de ces constats, il apparait nécessaire de renforcer la communication institutionnelle sur les concours peu attractifs ; d’intensifier la sensibilisation des publics cibles ; d’améliorer l’accompagnement des candidats (information sur les épreuves, attentes, profils recherchés) et d’engager, le cas échéant, une réflexion sur l’attractivité de certains emplois.

DM