Contribution : La Nation à la hauteur de son destin

Dans cette contribution, Norbert Kobenan, cadre des impôts, revient sur les nombreux investissements qui ont été réalisés ces dernières années en Côte d’Ivoire sous le leadership du Président de la République Alassane Ouattara.

Contribution : La Nation à la hauteur de son destin

La Côte d’Ivoire vit un moment rare de son histoire. En une décennie, le pays a changé de visage. Les ponts ont relié les rives, les routes ont rapproché les régions, les investissements ont redonné confiance, et notre économie s’est imposée comme l’une des plus dynamiques du continent. Ce qui était hier une promesse est devenu une réalité visible. Mais l’histoire des nations nous enseigne une vérité simple : les infrastructures bâtissent le décor, elles ne bâtissent pas le destin. Le véritable tournant commence maintenant.

 

Avec le Plan national de développement 2026-2030, la Côte d’Ivoire entre dans une phase plus exigeante : celle où la croissance doit devenir puissance, où les réalisations matérielles doivent être soutenues par une transformation des comportements. Car aucun pays ne devient durablement émergent sans une culture civique forte.

 

Une nation puissante est une nation où le bien public est respecté comme un bien personnel, où l’impôt est compris comme un acte de souveraineté, où le travail bien fait devient une signature collective, où la discipline n’est pas imposée par la peur mais choisie par la conscience.

 

Le développement change de nature. Il change aussi de main. Hier, il reposait principalement sur la puissance publique. Aujourd’hui, il dépend de la qualité de notre engagement individuel et collectif.

 

Dans tous les pays qui ont réussi leur transformation, le basculement s’est produit lorsque le citoyen a compris qu’il était lui-même un acteur de la puissance nationale. Ne pas dégrader une infrastructure, respecter la règle commune, contribuer selon ses moyens, valoriser l’effort, ce sont là des actes économiques autant que des actes civiques.

 

Le civisme est une force de production. Il réduit les coûts, accélère les projets, attire la confiance.

 

La question du civisme fiscal s’inscrit dans cette logique. L’impôt n’est pas une perte. Il construit les écoles de nos enfants, les hôpitaux de nos familles, la sécurité de nos villes et les routes de nos villages. Le payer, c’est investir dans la continuité de la nation.

 

Il en va de même pour notre jeunesse.

 

Notre démographie est une énergie. Elle ne deviendra une puissance que si elle est transformée en compétence. La formation, l’apprentissage des métiers, la culture de l’effort et la valorisation du mérite sont les véritables mines d’or du pays. La richesse de la Côte d’Ivoire n’est pas seulement dans son sol. Elle est dans la qualité de sa jeunesse.

 

Mais aucune transformation n’est possible sans la confiance. Et la confiance naît de l’exemplarité. Lorsque ceux qui dirigent respectent la règle qu’ils édictent, lorsque le mérite est reconnu, lorsque la gestion publique est rigoureuse, la société avance sans résistance. L’exemple venu d’en haut devient une pédagogie silencieuse pour toute la nation. Dans cette marche vers la puissance, personne ne doit être laissé au bord de la route. Une croissance qui exclut prépare les crises de demain. Développer les régions, offrir des opportunités à tous, garantir l’accès aux services essentiels, ce n’est pas seulement une exigence sociale. C’est une condition de stabilité et de prospérité.

 

L’ordre et la justice doivent marcher ensemble. Le désordre fait fuir l’investissement. L’injustice détruit la paix. Lorsque l’autorité protège équitablement tous les citoyens, elle devient légitime et la nation devient forte. Le prochain chantier de la Côte d’Ivoire n’apparaît dans aucun budget. Il se mesure dans nos attitudes quotidiennes : respecter le bien commun, aimer le travail bien fait, croire au destin national.

 

La Grande Côte d’Ivoire ne sera pas seulement celle des grands projets. Elle sera celle des grands comportements.

 

Une Côte d’Ivoire où chacun se sent responsable de ce qui est commun. Une Côte d’Ivoire où la réussite individuelle renforce la fierté collective. Une Côte d’Ivoire où la nation devient une œuvre quotidienne.

 

Car les routes et les ponts relient les villes, mais seule la conscience citoyenne relie un peuple à son avenir. Nous avons bâti les fondations matérielles.

Nous devons maintenant bâtir les fondations morales. L’histoire nous regarde.

Les générations futures nous attendent. À nous de faire en sorte que la Côte d’Ivoire ne soit pas seulement une économie forte, mais une nation de référence.

 

 

Norbert KOBENAN