Coopération culturelle et visibilité internationale : Le MASA, un outil diplomatique de 1er plan pour la Côte d’Ivoire
Le temps d’une semaine, Abidjan sera la capitale des arts vivants. La grande métropole ivoirienne, poumon économique de la Côte d’Ivoire, abritera du 11 au 18 avril 2026, la 13ème édition de son marché des arts du spectacle d’Abidjan connue sous le sigle MASA. Durant cette huitaine de jours, le Palais de la culture, le Goethe-Institut, l’Institut Français, le Yelam’s, des espaces publics situés à Abobo, Yopougon et Koumassi vibreront au rythme des spectacles dans neuf disciplines clé : musique, danse, théâtre, conte, humour, cirque, marionnettes, arts de la rue, slam et mode. Et en marge des spectacles, les professionnels se retrouvent pour scruter des pistes de collaboration et surtout pousser la réflexion sur la structuration des industries culturelles créatives en Afrique. En somme, une plaque tournante à la fois pour les artistes et tous les acteurs de l’écosystème de ce secteur. Mais, le MASA ce n’est pas que ça. Ne le voir que sous cet aspect c’est ne pas prendre la pleine mesure de sa portée incroyable. Disons-le tout de go, l’événement - rendez-vous culturel biennal majeur et incontournable sur le continent - est aujourd’hui bien plus qu’un festival : c’est un véritable outil de diplomatie culturelle au service du rayonnement de la Côte d’Ivoire.
A travers le Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan, est aujourd’hui bien plus qu’un festival, le pays affirme sa place de carrefour culturel en Afrique et son engagement en faveur du dialogue entre les cultures. En réunissant, au bord de la Lagune Ebrié, artistes, décideurs publics et opérateurs culturels venus du monde entier, le MASA renforce les liens entre les pays africains et leurs partenaires internationaux. Il fait aussi d’Abidjan un lieu stratégique de rencontre et de coopération culturelle internationale. Cette année, pas moins de 103 pays seront présents, grâce au leadership du Directeur général du MASA, Abdramane Kamaté, à Abidjan, de même que de nombreuses institutionnelles régionales (UEMOA, CEDEAO) et internationales (OIF, AFRICALIA, AECID, …). De plus, de nombreux partenaires média seront présents pour couvrir le MASA et positionner positivement la Côte d’Ivoire dans l’agenda médiatique mondial. Une visibilité internationale incontestable. Pendant une semaine, la planète entendra parler de notre pays dans le bon sens du terme. Ce qui constitue indéniablement un atout considérable, car la Côte d’Ivoire sera le rayon de lumière dans un ciel gris, farci par la résurgence des guerres et autres conflits armés. Pour la Côte d’Ivoire - c’est incontestable - investir dans la culture, c’est aussi investir dans son influence, son image et son attractivité internationale. Justement, le MASA contribue à montrer une Côte d’Ivoire créative, ouverte et tournée vers la coopération internationale. C’est également une plateforme qui permet aux artistes africains d’accéder aux marchés internationaux et de faire entendre la voix culturelle du continent. Indubitablement, la Côte d’Ivoire démontre, via le MASA, que la culture peut être un puissant levier d’intégration régionale et de dialogue entre les peuples. Par ailleurs, Le MASA s’inscrit pleinement dans la vision des autorités ivoiriennes qui considèrent la culture comme « un pilier du développement, de la cohésion sociale et du rayonnement international du pays ». Enfin, le MASA est l’illustration concrète de la manière dont la culture peut devenir un instrument d’influence positive et de coopération entre les nations. On peut donc le dire : le MASA n’est pas qu’une simple manifestation culturelle. Il est également un « ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire » de la Côte d’Ivoire auprès du monde entier.
Y. Sangaré
