Crise à l'UNJCI : L'intersyndicale propose un Comité ad'hoc électoral

Crise à l'UNJCI : L'intersyndicale propose un Comité ad'hoc électoral
Les responsables de l'Imsci invitent les journalistes à l'union et à la cohésion

L'Intersyndicale du secteur des médias en Côte d'Ivoire (Imsci) s'est invitée dans la crise qui secoue l'Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci). Cela, à travers une conférence de presse animée, hier à la Maison de la presse d’Abidjan, au Plateau. Selon son porte-parole, Sam Wakouboué, l’Imsci qui regroupe l’ensemble des organisations syndicales des médias suit, avec une attention particulière, la crise qui secoue l’Unjci. Face au blocage du 12e Congrès ordinaire, la structure présidée par Glodé Francelin, propose des  pistes de sortie de crise.

« Après avoir rencontré toutes les parties,  l’Ismci dénonce la situation de blocage dans laquelle se trouve l’Unjci; condamne les poursuites judiciaires engagés par des groupes de journalistes, les uns contre les autres; condamne les violences physiques ou verbales constatées lors de la dernière Assemblée générale extraordinaire convoquée par le Conseil d’Administration sortant, à la Mpa; recommande la mise en place d’un Comité ad hoc électoral pour une organisation transparente du 12e congrès ordinaire de l’Unjci; propose que ledit comité soit composé comme suit : 2 représentants du Conseil des Sages: 2 représentants du Collectif des Past-Présidents de l’Unjci; 2 représentants du Cenacle des journalistes seniors; 2 représentants de l’Imsci»,  propose le porte-voix de l'Intersyndicale, avant d'engager les journalistes et les deux camps antagonistes à accepter  la mise en place de ce comité et les décisions qu'il prendra.

Aussi l’Intersyndicale a-t-elle saisi cette occasion pour interpeller les pouvoirs publics sur «la situation économique difficile que traversent les médias en Côte d’Ivoire. La précarité des entreprises de presse et des professionnels constitue un véritable défi pour la vitalité du pluralisme et pour le bon fonctionnement de la démocratie». C’est pourquoi l’Ismci réitère son plaidoyer en faveur de la mise en place d’un véritable «plan d’accompagnement économique du secteur des médias à travers l’allocation d’au moins 0,01 % du budget national pour soutenir et revitaliser ce secteur stratégique, souvent considéré comme le 4e pouvoir», a affirmé Sam Wakouboué.

Lacina Ouattara