Indénié-Djuablin : Les populations de rendent hommage au patriarche Mian Kouakou Germain
Décédé le 25 septembre 2025 à Grand-Bassam à l'âge de 95 ans, le patriarche Mian Kouakou Germain a été inhumé dans son village natal Apprompronou, localité située à 240 km d'Abidjan sur l'axe Abengourou-Agnibilekrou, le samedi 18 avril dernier. Après la levée de corps à la salle Félix Houphouët-Boigny de l'Ivosep de Treichville suivie du transfert du corps de l'illustre disparu, les populations de l'Est de la Côte d'Ivoire, comme un seul homme, malgré la douleur et la tristesse, ont rendu un vibrant hommage durant deux jours à celui-là même qui fut pour elles, un modèle de courage et d'abnégation dans le travail bien fait et pour tous les services rendus à la nation ivoirienne.
Mian Kouao Germain qui était à la fois, industriel, exploitant forestier, chef d'entreprises, exploitant agricole et transporteur, fut de son vivant élevé au rang d'officier puis de chevalier de l'Ordre du mérite de l'éducation nationale et chevalier de l'Ordre du mérite de la solidarité. Il a été célébré dans la ferveur et l'allégresse dans la localité d'Apprompronou par une population unie en présence de plusieurs personnalités politiques parmi lesquelles les ministres Kobenan Kouassi Adjoumani et Léon Kacou Adom qui ont tenu à apporter leur soutien et compassion à la famille éplorée et à toutes les populations de l'Est.
De son vivant, Mian Kouao Germain était considéré comme un bâtisseur à la vision multiple, un citoyen du monde attaché à ses valeurs, ses racines et ses convictions pendant près de 95 ans d'une vie professionnelle et exceptionnelle au service de la Côte d'Ivoire.
Dans l'Est du pays et principalement à Apprompronou et à Abengourou, plusieurs réalisations sont à mettre à l'actif de l'illustre disparu. Il a notamment offert l'actuel lycée de la localité ainsi que de nombreuses infrastructures de développement. Toutes ces bonnes actions lui ont valu la reconnaissance de l'État et des populations locales. Depuis samedi, le patriarche Mian Kouao Germain repose au cimetière catholique de son village natal, laissant derrière lui enfants et femmes inconsolables et une population qui se perd en conjectures sur la succession de ce grand bâtisseur.
Armand DEA, correspondant
