Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 : La Côte d'Ivoire se prépare pour briller sur la scène africaine

Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 : La Côte d'Ivoire se prépare pour briller sur la scène africaine
À 241 jours des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, le nouveau directeur général des sports, Adama Doumbia, a reçu une délégation du CNO-CIV, pour réfléchir sur les modalités et la réussite de la participation ivoirienne (Ph DR)

Il y a des rendez-vous que l'on ne manque pas, et des moments qui, au-delà de la compétition sportive, portent la fierté d'un peuple. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre dans la capitale sénégalaise, sont de ceux-là. Pour la première fois de son histoire, le continent africain accueillera cette grand-messe de la jeunesse sportive mondiale, un événement inédit qui place chaque délégation participante devant une responsabilité double : performer sur le terrain et honorer ce moment continental. La Côte d'Ivoire, elle, entend être au rendez-vous non comme figurante, mais comme actrice engagée, ambitieuse, et résolument tournée vers l'excellence.

Les délégations du CNO-CIV et de la DGSVF 

C'est dans cet esprit que s'est tenue, ce mercredi 4 mars 2026, une séance de travail aux allures de déclaration d'intention. Dans les bureaux de la direction générale des sports et de la vie fédérale (DGSVF), à la Riviera Bonoumin, le tout nouveau directeur général, Adama Doumbia, nommé le 26 février dernier, a reçu une délégation du comité national olympique de Côte d'Ivoire (CNO-CIV) conduite par son président, Me Joseph Georges N'Goan. Dès ses premières semaines à la tête de l'institution, Doumbia affiche ainsi la couleur : Dakar 2026 est une priorité, et l'heure n'est plus aux discours, mais à l'action.

Le DGSVF, Adama Doumbia, a été ravi de recevoir la délégation du CNO-CIv pour planifier les JOJ Dakar 2026

Autour de la table, du côté du CNO-CIV, Nah Aminata Sidibé, directrice exécutive, et le Pr Germain Karou, Trésorier général, et du côté DGSVF, le Dr Serge Alain Ayékoé, directeur de la vie fédérale et du sport de haut niveau, et Lydie Gninkibo, sous-directrice chargée des compétitions internationales. L'atmosphère, studieuse et animée par une conviction partagée, a permis de passer en revue les trois piliers d'une préparation sérieuse notamment l'organisation, les qualifications et l'encadrement des athlètes. Il ne s'agit pas simplement de participer, mais de concourir avec méthode et de décrocher des résultats à la hauteur du rang de la Côte d'Ivoire dans le paysage sportif africain.

Le président du CNO-CIV, me Georges N'Goan, lors de la séance de travail avec la DGSVF

La démarche du CNO-CIV auprès de la DGSVF prend tout son sens dans ce contexte. Elle traduit une logique de coordination, d'anticipation et de transparence entre les deux institutions. Préparer des athlètes de haut niveau ne s'improvise pas, mieux cela exige du temps, des ressources et une synergie fluide entre fédérations, structures étatiques et instance olympique nationale. En initiant ce dialogue à 241 jours du coup d'envoi, la Côte d'Ivoire démontre que la volonté politique est au rendez-vous, que les rouages s'enclenchent, et que la machine ivoirienne est bel et bien en marche.

La directrice exécutive du CNO-CIV, Mme Nah Aminata Fofana Sidibé 

L'événement lui-même s'annonce grandiose. Ces 4es Jeux olympiques de la jeunesse réuniront 2 800 athlètes dont 1 400 garçons et 1 400 filles, issus des quatre coins du monde, autour de 35 sports et 151 épreuves. Une vitrine planétaire portée par l'élan d'une Afrique qui prouve, en accueillant cet événement pour la première fois, qu'elle est prête à écrire une nouvelle page de l'histoire olympique. Pour la Côte d'Ivoire, il ne s'agit pas seulement de résultats sportifs, mais d'image, de rayonnement et de mobilisation nationale. Dakar 2026 n'est plus un horizon lointain. C'est un défi en construction, et Abidjan a clairement choisi d'y répondre avec sérieux, ambition et vision.

Zana Coulibaly