Mesure du succès musical : La Côte d’Ivoire se dote d’un baromètre officiel  

Mesure du succès musical : La Côte d’Ivoire se dote d’un baromètre officiel  
Ken Adamo, président de l’Union des artistes de Côte d’Ivoire et ses pairs musiciens ont désormais un instrument d’évaluation pour booster les carrières

L’industrie musicale se met en place ! Et la Côte d’Ivoire, à grandes enjambées est en route vers. La matérialisation de cela, c’est la Certification musicale de Côte d’Ivoire (Cmci), cet instrument de mesure du succès musical dont la Côte d’Ivoire dispose désormais pour évaluer ses créateurs. Désormais bien connue de tout l’écosystème musical, en Côte d’Ivoire, la Cmci constitue le baromètre officiel pour mesurer le succès musical.

Dans la pratique, le dispositif présenté récemment,  révèle ses seuils pour singles et albums, offrant aux artistes et au public un indicateur clair des performances dans le pays. De l’Or au Diamant, la Cmci met en place un classement transparent, des certifications claires pour singles et albums, basés sur des chiffres de streaming et de ventes, renforçant ainsi la structuration du marché musical ivoirien.

La Cmci, dans son fonctionnement, dévoilé les seuils officiels pour reconnaître les succès musicaux sur le territoire ivoirien. Pour les singles, les artistes pourront obtenir la certification Or dès 1,5 million d’unités Cmci ; la Platine à 5 millions et le Diamant à 15 millions. Les albums suivent une échelle similaire, avec des distinctions allant de l’Or à 10 000 ventes jusqu’au Quadriple Diamant pour 150 000 ventes, sans oublier une distinction spéciale pour les records historiques dépassant 200 000 ventes. Ces certifications prennent en compte les données de plateformes publiques mondiales comme Spotify, Boomplay, Audiomack et YouTube Music, garantissant transparence et fiabilité.

La Cmci, il est bien de le noter, sa mission va bien au-delà de la simple remise de certifications. L’objectif est de publier régulièrement les classements, de créer des standards clairs pour les artistes et de contribuer à la professionnalisation du secteur. L’organisme précise toutefois qu’il reste indépendant, sans rôle dans la gestion des droits d’auteur ou droits voisins, se positionnant uniquement comme un outil de mesure et de valorisation des performances musicales en Côte d’Ivoire.

De sorte que les créateurs de ce segment de l’art vivent décemment de leur art, comme le souhaite le président de la République, Alassane Ouattara.

Jean Antoine Doudou