Ranking des universités ivoiriennes : Un atelier organisé par le FONSTI pour dégager une feuille de route
Un atelier dont les conclusions et les recommandations, au vu de l’enjeu, sont fortement attendues. À l’initiative du Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (FONSTI) s’est ouvert hier, mercredi 11 février 2026, à Grand-Bassam, l’atelier national sur le ranking des universités ivoiriennes. Prennent part à la rencontre les universités ivoiriennes mais aussi les représentants des Universités Cheick Anta Diop du Sénégal, Joseph KI-Zerbo du Burkina Faso, Kwame Nkrumah university du Ghana, Afe Babalola du Nigéria et Stellenbosch University d’Afrique du Sud, qui ont accepté de venir partager leurs expériences en matière de ranking avec la communauté universitaire et de recherche ivoirienne.
L’initiative a été saluée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Prof. Adama Diawara. Les conclusions et les recommandations de l’atelier, a-t-il indiqué, serviront de feuille de route à la stratégie qui sera élaborée avec des objectifs clairs et mesurables. L’objectif est de parvenir à un classement des universités ivoiriennes d’ici 2030. Le ranking, a-t-il souligné, fait de la visibilité aux institutions académiques et surtout leur permet d’avoir un positionnement international.
Bien avant, plantant le décor, Dr Sangaré Yaya, secrétaire exécutif du FONSTI, a expliqué que nonobstant les réformes engagées et les investissements massifs consentis par le gouvernement ivoirien, dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, les universités ivoiriennes demeurent insuffisamment représentées dans les principaux classements universitaires internationaux. À ce jour, aucune d’entre elles ne figure dans les classements de référence, comme ceux de Times Higher Education, de Unirank, de QS World University Rankings ou de Shanghai Ranking.
Cette situation, a-t-il regretté, relève un déficit persistant de visibilité et de reconnaissance internationales, en décalage avec le potentiel scientifique du pays, la qualité de ses ressources humaines et l’ambition affichée de faire de la Côte d’Ivoire un pôle régional de formation, de recherche et d’innovation. Cette faible présence s’explique par un certain nombre de faiblesses managériales, de contraintes structurelles, organisationnelles et systémiques auxquelles des solutions appropriées doivent être apportées.
C’est donc dans l’optique de corriger cela que le FONSTI organise le présent atelier à l’effet de faire des propositions au ministère de l’Enseignement supérieur. « Il est difficilement acceptable de laisser perdurer cette situation qui n’honore pas notre pays. (…) Une Grande Nation, c’est aussi et surtout, une Nation qui dispose d’un écosystème de recherche et d’innovation compétitif, excellent et dont la qualité est reconnue sur le plan international », a-t-il déclaré, précisant que le FONSTI, pour soutenir les efforts du ministre, a mis en place un Comité de Pilotage dirigé et un Comité Scientifique, présidé.
Ces deux organes ont pour mission de soutenir et accompagner les universités à travers le Programme de renforcement du ranking des Universités (PRRU).
DM
