Remblayage illégal, plaques d’immatriculation et sécurité routière : Amadou Koné tape du poing sur la table

Remblayage illégal, plaques d’immatriculation et sécurité routière : Amadou Koné tape du poing sur la table
Remblayage illégal, plaques d’immatriculation et sécurité routière : Amadou Koné tape du poing sur la table

Une journée sans répit. Le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, a successivement visité, le mercredi 11 février 2026, les sites touchés par le remblayage de la lagune Ébrié à Cocody, le Guichet unique automobile à Vridi et le siège du Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier à Treichville.

À M’Pouto et Abatta, le ministre est allé constater des remblais jugés anarchiques. Il a rappelé que la mesure de suspension prise en 2023 est toujours en vigueur, en application du décret de 2019 qui encadre strictement les opérations de remblayage.  Pour le ministre, sur les 56 000 hectares que compte la lagune, environ 1 000 hectares (0,80 %) ont été impactés. « On ne peut pas remblayer pour des intérêts lucratifs. Ce n’est pas autorisé », a insisté le ministre, précisant que seuls les projets d’extension villageoise dûment autorisés ou les investissements publics peuvent faire l’objet d’un remblayage légal.

En présence de tous les acteurs clés des différents secteurs sous sa tutelle visités, le premier responsable des transports et des affaires maritimes a annoncé que des sanctions sont prévues contre les contrevenants, y compris des mesures pénales en réflexion. Le ministre a toutefois rassuré : « Notre lagune n’est pas en danger », tout en annonçant un renforcement de la surveillance et de la sensibilisation des communautés riveraines.

 

Au Guichet unique automobile à Vridi, le ministre s’est penché sur le ralentissement dans la production des plaques d’immatriculation. « Le stock actuel fait état de 28 000 plaques non produites, 40 000 plaques non posées», a déclaré le membre du gouvernement. Pour Amadou Koné, la délivrance des plaques doit se faire en 72 heures. C'est pourquoi il a exigé des mesures urgentes pour résorber ce retard d’ici à la fin du mois. « C’est un service public. Les usagers doivent être satisfaits », a-t-il martelé.

La tournée s’est achevée à Treichville, au siège du Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d'Ivoire. Face à la recrudescence des accidents impliquant notamment des camions, le ministre a appelé les chefs d’entreprises à être « les premiers policiers » en veillant à l’état des véhicules et au respect du Code de la route par les conducteurs. « La campagne contre l'incivisme va se poursuivre dans quelques jours », a conclu le ministre en charge des Transports et des Affaires maritimes.

Le directeur général du Haut conseil, Diaby Ibrahim, a salué la démarche du ministre et lancé un appel à tous les acteurs du secteur à s’approprier la stratégie nationale de sécurité routière. « Nous sommes d'accord avec M. le ministre. Une campagne de sensibilisation renforcée sera déployée à Abidjan et sur l’ensemble du territoire national pour freiner la montée des accidents et préserver des vies », a-t-il soutenu.

Malaoua Bertin