À l’issue du conseil des ministres présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a répondu aux questions des journalistes sur plusieurs sujets d’actualité nationale, notamment la question des détenus qualifiés de « prisonniers politiques » et la crise au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI). Interrogé sur la situation de certaines personnes détenues et présentées comme des prisonniers politiques, le porte-parole du gouvernement a été catégorique. « D’abord, je voudrais vous dire qu’il n’y a pas de prisonnier politique dans notre pays. Je n’adhère pas à cet élément de langage », a-t-il déclaré d’entrée. Selon lui, les personnes concernées ont été incarcérées pour des faits précis relevant du droit commun. « Vous avez des gens qui ont été arrêtés parce qu’ils ont commis des troubles à l’ordre public, parce qu’ils se sont livrés à des actes de vandalisme, parce qu’ils ont cassé des véhicules, ils ont incendié des bus, ils ont tenté de mettre le feu à une usine de production de gaz avec tout le risque que cela comportait de faire disparaître complètement un village. Ce ne sont pas des prisonniers politiques », a-t-il insisté. Et d’ajouter : « Ce sont des gens qui ont commis des délits et qui se sont retrouvés en prison pour cela. Donc là-dessus, je voudrais clarifier les choses. »
Concernant d’éventuelles libérations, Amadou Coulibaly a indiqué ne pas disposer d’informations précises. « Je n’ai pas connaissance de libération. La justice peut accorder des libérations conditionnelles. Je ne connais pas les conditions dans lesquelles ils ont été libérés donc je ne peux pas me prononcer là-dessus ». Le ministre a rappelé l’attachement du gouvernement à l’État de droit : « Nous construisons un État de droit. Une fois que l’affaire est dans la main de la justice, la justice va jusqu’au bout. »
RS