An 5 de la disparition du PM Hamed Bakayoko - En ouverture : À jamais dans les cœurs !
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants », écrivait Jean d’Ormesson. Cinq ans après sa disparition, le souvenir de l’ancien Premier ministre Hamed Bakayoko demeure intensément vivant dans l’esprit de ses concitoyens. Proches, collaborateurs ou simples citoyens : tous gardent de lui une mémoire empreinte d’affection et de respect. Celui que l’on appelait avec tendresse HamBak manque cruellement à son peuple.
Hamed Bakayoko a profondément marqué la Côte d’Ivoire, au-delà des clivages ethniques, religieux ou politiques. Self-made-man, il incarnait l’espoir pour des millions de jeunes issus de milieux modestes : la preuve éclatante qu’il est possible de partir de rien et d’atteindre les sommets, sans être « fils de… ». Son parcours illustre la force des rêves portés par le travail, la rigueur et l’abnégation. Chaque étape de sa réussite fut le fruit d’un labeur acharné, d’une jeunesse sacrifiée au service de ses ambitions et de son pays.
Mais HamBak, c’était aussi l’humanisme et la solidarité incarnés. Philanthrope dans l’âme, il trouvait son bonheur dans l’aide aux autres, sans calcul ni arrière-pensée politique. Sa générosité était naturelle, spontanée, presque instinctive.
Homme de conviction, il s’est distingué par une fidélité indéfectible à son mentor, le Président Alassane Ouattara. Dans les moments de doute, quand d’autres vacillaient, lui restait debout, stoïque, fidèle à son engagement : « ADO ou rien ! ». Une loyauté exemplaire dans un contexte où, trop souvent, les compagnons d’hier abandonnent le navire à la première tempête.
Enfin, Hamed Bakayoko possédait une aisance rare : celle de passer d’un repas de garba partagé avec des jeunes d’Abobo à un dîner présidentiel dans un palais feutré, entouré de chefs d’État ou d’hommes d’affaire prospères. Cette capacité à se fondre dans tous les univers, à rester proche des humbles tout en côtoyant les puissants, explique l’immense affection que lui portaient les Ivoiriens. Repose en paix, Golden Boy. Ton souvenir demeure une lumière. Les Ivoiriens ne t’oublieront jamais.
Charles Sanga
