Ouattara travaille pour vous-La Popote Familiale : Quand le gouvernement se met aux côtés des familles vulnérables
Le gouvernement ivoirien renforce son action en faveur des ménages en situation de grande vulnérabilité. Le 18 juin 2025, il a lancé le programme Popote familiale qui consiste qui consiste à remettre des kits alimentaires et d’hygiène d’une valeur de 50 000 FCFA afin d’apporter une assistance directe aux familles vulnérables. Sur le terrain, cette initiative apparaît comme une véritable lueur d’espoir pour les plus démunis.
Aux côtés du Programme Filets Sociaux Productifs (PFSP), la Popote familiale vient en complément pour lutter contre la pauvreté et la malnutrition. Cette autre initiative du gouvernement cible les populations économiquement faibles par la lutte contre la pauvreté et la malnutrition en offrant une aide directe aux familles très démunies (5 à 10 personnes). Le kit est composé de produits de base (riz, huile, savon et protéines) pour couvrir leurs besoins urgents. Il a été conçu initialement comme un projet pilote de 6 à 7 mois pour renforcer la résilience alimentaire.
Les bénéficiaires sont identifiés via le Registre Social Unique (RSU) pour garantir la transparence. Ce registre représente un outil stratégique majeur dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de l’inclusion sociale en Côte d’Ivoire. Il centralise les données socio-économiques des ménages vulnérables, à l’effet de les partager aux programmes sociaux dans le cadre de leurs mises en œuvre. Pour une meilleure mise en œuvre du RSU, tout en évitant les cas d’exclusion, deux modes d’inscription au registre ont été adoptés par le gouvernement en septembre 2019.
Le requérant s’inscrit volontairement auprès des structures d’actions sociales telles que les centres sociaux, les complexes socio-éducatifs, les directions régionales en charge de la Protection sociale, de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, de la Femme, de la Famille et de l’Enfant. Cela est suivi d’une enquête à domicile à l’effet de valider ou d’invalider les informations fournies par le demandeur lors de sa pré-identification.
L’enquête généralisée ou systématique vise à collecter par la recherche active les données des ménages d’une localité donnée en vue d’alimenter le système. L’ensemble du processus de mise en œuvre du RSU implique en région les autorités préfectorales, les leaders communautaires et religieux, les directions régionales en charge de la Protection sociale, de la Lutte contre la Pauvreté, de la Femme, de la Famille et de l’Enfant pour l’encadrement et la supervision des opérations de terrain.
Pour la première phase du projet Popote familiale, 2000 familles étaient ciblées sur l'ensemble du territoire national.
Des témoignages rassurants
À Bémadi, localité située dans le département d’Issia, Bouabré Gnaléba et Nadège Tagro élèvent huit enfants. Confronté à de grandes difficultés, le couple peinait à joindre les deux bouts. Grâce à l’appui du centre social du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, leurs nouveau-nés (des triplés dont l’un est décédé) ont pu être pris en charge et sortis de la malnutrition. « Le centre social d’Issia nous a donné du lait infantile, des biberons et ils m’ont aussi appris des recettes simples pour améliorer la santé de mes enfants », confie Nadège.
Puis, dans le cadre du projet Popote familiale, la famille a bénéficié de kits alimentaires et d’hygiène. « Nous avons reçu du riz, de la pâte de tomate, des pâtes alimentaires, de l’huile et du savon. Cette aide a vraiment retiré un poids de mes épaules », témoigne Bouabré Gnaleba.
« Chaque appel des agents du ministère de la Solidarité me rassurait, car je savais que mes enfants mangeraient bien dans les jours à venir », ajoute Nadège Tagro. À Daloa, dans le quartier Abattoir 2, une autre famille a vu son quotidien s’améliorer grâce à cette initiative. Ce soir de février, elle parvient à assurer le repas du foyer. L’assistance apportée par le gouvernement a amélioré leurs conditions de vie.
« Avec la cherté de la vie, acheter un kilo de riz à 600 FCFA était très difficile pour nous qui avons une vingtaine de personnes à charge. Ce projet nous a réellement soulagés », témoigne Esther Kouadio, la mère de famille. Veuve et mère de cinq enfants, sans emploi, Agathe Couman bénéficie depuis quelques mois de kits alimentaires et de produits d’hygiène offerts par le gouvernement, dans le cadre d’un programme d’assistance sociale prévu pour une durée de six mois.
Riz, huile, pâtes alimentaires, tomate concentrée… autant de denrées qui permettent à cette mère de mettre ses enfants à l’abri du besoin. « Popote familiale, en tout cas ça m’a beaucoup aidée. Aujourd’hui, mon problème est fini. Merci au gouvernement. Mes enfants vont manger tous les jours », confie-t-elle avec émotion.
Chaque mois, ce programme lui assure l’équivalent d’une popote familiale estimée à environ 50 250 francs CFA en produits alimentaires et d’hygiène.
« Parfois même, trouver l’argent pour préparer un repas est difficile. Mais grâce à ce programme, on a le riz, l’huile, tout ce qu’il faut. Certains disent que ce sont seulement les connaissances qui en bénéficient, mais c’est faux. Moi, je ne connais personne là-bas. Je suis simplement allée voir l’assistante sociale pour demander de l’aide et on m’a appelée ensuite », témoigne Agathe Couman.
De Treichville à Yopougon, en passant par Port-Bouët, Abobo, Bouaké, Guiglo, et jusque dans les hameaux les plus reculés, la distribution de ces kits donne lieu à de véritables moments de réjouissance pour les familles bénéficiaires.
Au total, 2 000 ménages ont été ciblés dans cette phase pilote, déployée sur l’ensemble du territoire national.
« Ce que nous visons dans le cadre de la Popote familiale, ce sont les personnes qui éprouvent de réelles difficultés à répondre aux besoins alimentaires quotidiens. On peut être pauvre, mais même dans la pauvreté, il existe plusieurs niveaux. Notre priorité va donc à ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté », explique un responsable du programme.
Des familles entières qui retrouvent un peu de répit
Porté par le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, ce projet en est encore à sa phase pilote. « C’est un projet test. S’il fonctionne, il sera inscrit au budget du ministère. Nous espérons pouvoir l’étendre l’année prochaine, pourquoi pas à 5 000 ménages », précise-t-on.
Car derrière les 2 000 ménages ciblés, ce sont des familles entières qui retrouvent un peu de répit. Pour être éligible au programme, les ménages doivent compter entre cinq et dix personnes.
La Popote familiale se présente ainsi comme une action gouvernementale destinée à renforcer l’inclusion sociale et économique des ménages vulnérables.
Au total, 603 millions de francs CFA ont été mobilisés par l’État pour financer les repas quotidiens des familles bénéficiaires. Le projet Popote familiale a été lancé en juin 2025 par le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté.
Durant sa phase pilote qui a duré sept mois, des kits d’environ 50 000 FCFA ont été offerts aux ménages à très faibles revenus, non encore bénéficiaires des programmes sociaux du gouvernement, pour répondre aux besoins nutritionnels urgents des foyers.
Cette nouvelle initiative vient renforcer les actions déjà menées à travers le programme des Filets sociaux productifs, dont 457 000 ménages ont bénéficié entre 2017 et 2024 sur l’ensemble du territoire national.
Thiery Latt
