Diawala : La femme célébrée comme pilier du développement lors de la JIF 2026
La journée internationale des droits de la femme n'est pas passée inaperçue dans la sous-préfecture de Diawala. Dimanche, à l'initiative du sous-préfet Séverin Bouatini, une cérémonie de célébration a réuni de nombreuses femmes venues des différentes contrées de la sous-préfecture, autour d'échanges riches et engagés sur la place de la femme dans la société.
C'est dans le cadre d'un panel que N'Dia Marie-Thérèse, coordinatrice régionale de l'Association des femmes juristes de Côte d'Ivoire (AFJCI), a pris la parole pour rappeler le rôle central de la femme dans le processus de développement. Abordant le cadre juridique des droits de la femme rurale, elle est revenue sur les origines et les fondements de cette journée, soulignant qu'en Côte d'Ivoire, la protection des droits de la femme est expressément consacrée par la Constitution. À travers son intervention, la juriste a instruit les participantes sur leurs droits dans les domaines professionnel, éducatif, social et conjugal, les exhortant à s'en approprier et à veiller à leur respect.
De son côté, le sous-préfet Séverin Bouatini a placé l'éducation des filles au cœur de son discours. Interpellant directement les parents, il les a encouragés à scolariser leurs filles, affirmant que cet acte constitue un véritable investissement pour l'avenir. Fidèle au thème retenu pour la journée, « Cohésion sociale locale par le respect des droits de la femme rurale dans la sous-préfecture de Diawala », l'autorité administrative a également annoncé son intention d'impliquer davantage les femmes dans la résolution des conflits locaux.
La présidente de l'union communale des femmes, Ouattara Fatoumata, a pour sa part évoqué les défis organisationnels auxquels font face les femmes, insistant sur la nécessité de renforcer leur solidarité pour mieux les relever.
La rencontre a aussi été l'occasion d'aborder sans détour plusieurs pratiques portant atteinte aux droits des femmes. L'excision, notamment, a été fermement condamnée par l'ensemble des participants.
Sylvain Beugré, correspondant
