Processus électoral du CNO-CIV, Crise dans des fédérations : Le CIO recadre le « Groupe Solidarité » et appelle au dialogue
La tension autour du processus électoral au Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV) a connu un tournant important après la réponse officielle du Comité international olympique (CIO) à la "note de préoccupation" transmise par un collectif de présidents de fédérations se réclamant du Groupe Solidarité. Dans un courrier adressé à M. Zolobé, le CIO remercie les fédérations pour leur démarche, mais rappelle fermement le cadre institutionnel qui régit le mouvement olympique.
Dès l’entame, le CIO précise qu’il « ne reconnaît aucun "collectif" ni "groupement" parallèle de fédérations agissant en dehors du cadre légal du CNO ivoirien dûment reconnu par le CIO, conformément à la Charte olympique. » Une mise au point claire, destinée à réaffirmer que seul le CNO-CIV est habilité à organiser et superviser les élections internes.
Tout en marquant cette ligne rouge, le CIO ne minimise pas les inquiétudes exprimées. Il indique ainsi : « Nous n’ignorons pas les préoccupations exprimées sur le fond et nous vous demandons de bien vouloir vous rapprocher directement du CNO ivoirien (…) afin de les traiter de manière constructive et en toute bonne foi. » L’institution rappelle également que le CNO-CIV a déjà répondu publiquement à plusieurs griefs dans un communiqué du 17 mars.
Le CIO regrette par ailleurs l’absence de certaines fédérations aux dernières Assemblées générales, soulignant que « la participation des membres constitue non seulement un droit mais aussi un devoir, et les membres qui refusent délibérément de participer s’excluent d’eux-mêmes du processus décisionnel. » Un appel à la responsabilité, dans un contexte où le Groupe Solidarité accuse le CNO-CIV d’opacité et de manquements dans la conduite du processus électoral.
Face à ces accusations, le CNO-CIV a récemment tenu une conférence de presse pour clarifier sa position. Animée par Nadège Namama Fadiga Allangba, présidente de la Commission Communication, cette rencontre a permis au Comité de réaffirmer la régularité de la procédure en cours. Elle a dénoncé les "contre-vérités" diffusées dans l’espace public et rappelé que toutes les étapes électorales sont conduites "dans le strict respect des statuts et sous le contrôle des organes compétents". Mieux, elle a dégagé la responsabilité directe du Comité national olympique dans les crises que vivent les fédérations membres de « Solidarité ». L’intervention du CNO-CIV est légale et légitimé par le ministère des Sports qui, a précisé Nadège Namama Fadiga Allangba, a mis un comité tripartite pour la résolution des crises.
Entre rappel à l’ordre institutionnel, volonté affichée de transparence et appel au dialogue, le CIO et le CNO-CIV cherchent désormais à ramener l’ensemble du mouvement olympique ivoirien vers un climat apaisé. Le CIO conclut d’ailleurs son courrier en réaffirmant son engagement à accompagner un processus « ouvert, responsable et constructif (…) dans l’intérêt premier du sport et des athlètes ».
OUATTARA Gaoussou
