Interview- Yapi Désiré (Président du Comité d’organisation) : « Le Championnat d’Afrique de VTT sera une vitrine pour la Côte d’Ivoire »
À moins de deux mois du Championnat d’Afrique de VTT, la Côte d’Ivoire s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous sportifs les plus techniques du continent. Entre validation du circuit, présélection des athlètes et enjeux logistiques, Yapi Désiré détaille l’avancement des préparatifs et l’ambition d’un pays qui veut s’affirmer comme une terre de cyclisme moderne et crédible.
Le Patriote : À moins de deux mois du Championnat d’Afrique de VTT à Abidjan, où en sont les préparatifs ?
Yapi Désiré : Les préparatifs avancent de manière satisfaisante, même si l’organisation d’un tel événement reste naturellement exigeante. Nous entrons dans une phase décisive, notamment avec la présélection des compétiteurs qui défendront les couleurs de la Côte d’Ivoire. C’est une étape importante, car nous voulons aligner une équipe compétitive et représentative.
Sur le plan technique, nous sommes déjà bien avancés. Le circuit a été choisi et validé par une mission de l’Union Cycliste Internationale (UCI). Leur visite à Andokoi nous a permis de confirmer que le tracé répond aux standards internationaux. Globalement, nous pouvons dire que les choses progressent dans le bon sens.
LP : Organiser un championnat continental n’est jamais simple. Comment s’articule votre dispositif ?
YD : L’organisation repose sur un comité structuré, avec une répartition claire des responsabilités. C’est cette rigueur qui nous permet d’avancer sereinement. Chaque commission sait ce qu’elle doit faire, et nous assurons un suivi permanent. Avec la grâce de Dieu, cette méthode nous conduit toujours à des compétitions réussies.
Sur le plan technique, comme je l’ai mentionné, le circuit a été validé par l’UCI. Leur mission à Andokoi a permis d’identifier les derniers ajustements à effectuer. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec eux pour garantir un parcours à la hauteur des attentes.
LP : Un événement de cette ampleur nécessite des moyens importants. Disposez-vous des ressources nécessaires ?
YD : Oui, la Fédération dispose des moyens requis pour mener à bien cette organisation. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une compétition de la Confédération Africaine de Cyclisme (CAC), organisée en Côte d’Ivoire par délégation. Cela signifie que nous bénéficions d’un cadre institutionnel solide et d’un accompagnement qui facilite beaucoup de choses. À ce stade, nous ne rencontrons pas de difficultés majeures.
LP : Combien de pays ont déjà confirmé leur participation ?
YD : Nous sommes encore en attente de confirmations officielles. Les échanges sont en cours, et nous aurons un chiffre précis dans les prochaines semaines. Ce qui est certain, c’est que l’intérêt est réel et que plusieurs nations ont déjà manifesté leur intention de participer.
LP : Quelles dispositions prenez-vous pour garantir une compétition mémorable ?
YD : Nous misons sur une organisation technique irréprochable. La compétition se déroulera sur deux jours, mais en amont, un atelier de formation sera organisé. Cette partie est pilotée par la Confédération, tandis que nous mettons à disposition les moyens techniques nécessaires.
Nous avons l’expérience de ce type d’événement, et cela compte énormément. Le circuit est parfaitement maîtrisé, et nous disposons d’équipements modernes, notamment des capteurs RFID, qui permettent une gestion précise et fiable des résultats. C’est un atout majeur pour la crédibilité de la compétition.
LP : Pourquoi avoir choisi le site d’Andokoi ?
YD : Andokoi est un site exceptionnel. Il présente une caractéristique essentielle pour le VTT avec un tracé proche de 1000 mètres avec des montées et des descentes techniques. C’est exactement ce qu’exige une compétition de haut niveau.
Nous avons étudié d’autres options, notamment à Toumodi, dans la zone de Gbofia, ainsi qu’à San Pedro. Ce sont également de très beaux sites. Mais pour des raisons logistiques, d’accessibilité et d’efficacité opérationnelle, Andokoi s’est imposé comme le choix le plus pertinent. Sa proximité avec Abidjan facilite énormément l’organisation.
LP : Que représente ce championnat pour la Côte d’Ivoire ?
YD : C’est une opportunité majeure. Accueillir un Championnat d’Afrique, c’est affirmer notre capacité à organiser des compétitions techniques, modernes et exigeantes. C’est aussi offrir une vitrine à nos athlètes, à notre fédération et à notre pays. Nous voulons montrer que la Côte d’Ivoire est une terre de cyclisme en pleine ascension.
OG
