Le RHDP perd… et gagne
Tout est bien qui finit bien. Le cycle des échéances électorales – présidentielle et législatives – de l’année 2025 s’est achevé le week-end dernier avec la reprise du scrutin législatif dans deux circonscriptions : Toumodi (commune et sous-préfecture) et Dualla-Massala (communes et sous-préfectures). Ces élections avaient été annulées par le Conseil constitutionnel, suite à des plaintes pour irrégularités.
Ces batailles électorales se sont soldées, samedi 21 février 2026, par deux défaites pour le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). À Toumodi, le candidat du PDCI-RDA a remporté le siège avec 7 182 voix (56,11 %), devant la candidate du RHDP, Raymonde Goudou Coffie, créditée de 5 423 voix (42,37 %). À Dualla-Massala, l’indépendant Dosso Aboubacar Sidiky s’est imposé avec 3 225 voix (49,10 %), devançant de peu le candidat du RHDP, Dosso Mamadou, qui a obtenu 3 120 voix (47,50 %).
Deux revers, une victoire démocratique. Certes, le RHDP rate deux sièges qui lui auraient permis de franchir le cap symbolique des 200 élus sur les 255 que compte l’hémicycle. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la Côte d’Ivoire qui gagne. Car ces élections se sont déroulées dans la transparence et un climat apaisé. Elles démontrent, en dépit des supputations d’une opposition en mal d’arguments, que la démocratie ivoirienne est vivante et solide. Personne ne pourra contester la régularité de ces scrutins, pas même ceux qui s’évertuent à critiquer la Commission électorale indépendante ou à peindre une Côte d’Ivoire apocalyptique.
Disons-le clairement : ces scrutins repris renforcent l’enracinement de la démocratie ivoirienne et concluent en beauté une année électorale intense. D’un côté, une opposition en panne d’idées et de stratégies, plus préoccupée à troubler l’ordre républicain qu’à se soumettre à l’exercice démocratique ; de l’autre, des Ivoiriens épris de paix, soucieux d’accomplir leur devoir civique dans la sérénité.
La bonne tenue de ces consultations électorales est un atout majeur pour la Côte d’Ivoire. Elle prouve sa maturité démocratique aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Elle conforte surtout les autorités ivoiriennes, avec à leur tête le Président de la République, Alassane Ouattara, dans leur engagement à renforcer la stabilité du pays, à consolider des institutions fortes et à garantir des processus électoraux transparents et ouverts. Sous son leadership éclairé, la Côte d’Ivoire tourne définitivement la page des arrangements politiques et de l’instabilité chronique. Le pays avance, porté par une gouvernance qui privilégie la paix, la stabilité et le développement.
Et c’est le RHDP qui montre à l’opinion qu’il est un parti responsable, capable d’accepter la défaite. Malgré le soutien multiforme et la mobilisation de ses cadres à Toumodi, le parti n’a pas pu déloger le PDCI. Mais l’autre face de la médaille, c’est cette capacité à se remettre en cause, à analyser ses revers et à en tirer des leçons. Une attitude qui force le respect et qui confirme la maturité politique du parti houphouëtiste. Le RHDP perd deux sièges, mais gagne en crédibilité, en image et en légitimité. Il prouve qu’il est un parti moderne, attaché aux valeurs démocratiques, et qu’il sait transformer chaque épreuve en opportunité pour se renforcer.
Il y a un an, le Président Alassane Ouattara avait promis des élections apaisées, ouvertes et équitables. Le pari a été tenu, et de fort belle manière. Visiblement, sous son leadership affirmé, la nouvelle Côte d’Ivoire est en marche. Le pays avance, porté par une gouvernance qui privilégie la paix, la stabilité et le développement. Le pouvoir RHDP incarne aujourd’hui la stabilité et la modernité. Son action consolide l’image d’une Côte d’Ivoire respectée et admirée, qui inspire confiance à ses partenaires et à ses citoyens.
Enfin, ces deux élections décalées constituent une sortie honorable pour le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert. Elles confirment que cette institution, contrairement aux allégations de quelques opposants radicaux, n’est pas aux ordres du pouvoir. Elle a fait son travail en toute liberté et indépendance, renforçant la crédibilité du processus électoral.
Un autre signe que la Côte d’Ivoire, sous la gouvernance d’Alassane Ouattara, est devenue une terre démocratique, respectée et admirée. Le RHDP perd deux sièges, mais gagne en image, en crédibilité et en légitimité. Et la Côte d’Ivoire, elle, gagne en démocratie, en stabilité et en confiance.
Charles SANGA
