Projet de loi sur la biologie médicale en Côte d’Ivoire : Le SYNABCI interpelle les parlementaires
Le Syndicat national des biologistes de Côte d’Ivoire (SYNABCI) est monté au créneau, hier jeudi 9 avril, pour exprimer son désaccord sur le projet de loi sur la biologie médicale, adopté le 2 avril dernier par la commission sociale et culturelle de l’Assemblée nationale.
Lors d’une rencontre avec les professionnels des médias au siège de Coordisanté à Yopougon, les responsables syndicaux ont qualifié le texte d’ « injuste et excluant ». Le secrétaire national, Dosso Inza, a expliqué que « près de 85 % des professionnels de laboratoire, notamment les ingénieurs et techniciens biologistes », se retrouvent écartés des dispositions du projet de loi, alors qu’ils jouent un rôle central dans la chaîne des analyses biomédicales.
Le SYNABCI critique notamment la définition actuelle du biologiste médical, jugée trop restrictive, ainsi que l’obligation faite aux techniciens et ingénieurs d’exercer sous la responsabilité exclusive d’un médecin ou pharmacien biologiste. « Cela déresponsabilise les techniciens dans la réalisation des analyses et peut créer des dérives », a averti Dosso Inza. Le syndicat dénonce aussi les restrictions liées à l’ouverture et à la direction des laboratoires, qui priveraient ces professionnels expérimentés de prérogatives reconnues par des textes antérieurs.
Face à cette situation, le SYNABCI appelle les parlementaires à une relecture inclusive du projet de loi. « Nous demandons une loi plus juste, adaptée aux réalités du terrain et dans l’intérêt des populations », a insisté son premier responsable. En attendant l’examen du texte en plénière, le syndicat invite les ingénieurs et techniciens de biologie médicale à rester mobilisés et ouverts au dialogue.
Malaoua Bertin
