Région de la Mé – Mission de suivi du PRESFOR : La Banque mondiale et des bénéficiaires satisfaits des avancées

Région de la Mé – Mission de suivi du PRESFOR : La Banque mondiale et des bénéficiaires satisfaits des avancées
À Adzopé, Marc Koffi Gnalhey, directeur général de l’AFOR, remet un certificat foncier à une bénéficiaire, illustrant les avancées du PRESFOR dans la sécurisation des terres rurales de la Mé.

Trente-neuf bénéficiaires désormais détenteurs de certificats fonciers. À Adzopé, le samedi 10 octobre 2026, la remise des premiers certificats délivrés dans le cadre du Programme de renforcement de la sécurisation foncière rurale (PRESFOR) a suscité la satisfaction des populations et de la Banque mondiale, à l’occasion d’une mission de suivi du programme dans la région de la Mé.

La délégation, composée de représentants de la Banque mondiale, de l’Agence foncière rurale (AFOR), de la Primature, du conseil de surveillance de l’AFOR, du corps préfectoral et des autorités administratives et coutumières, a évalué le fonctionnement des services fonciers et la mobilisation des communautés villageoises.

Au bureau foncier sous-préfectoral d’Adzopé, les échanges avec la gestionnaire, Doulo Lou Carine, ont porté sur les conditions de travail et le traitement des dossiers. Une réunion technique avec l’opérateur foncier 2ATY et les équipes locales a permis de faire le point sur les réalisations et les difficultés rencontrées.

La remise des certificats a illustré les avancées du programme. Le préfet de la région de la Mé, préfet du département d’Adzopé, Gueu Zro Simplice, a salué l’engagement des bénéficiaires. « Ces premiers certificats vont encourager les autres populations à adhérer au programme et à participer à sa mise en œuvre », a-t-il déclaré.

André Teyssier, spécialiste principal en gestion foncière à la Banque mondiale, s’est réjoui de la satisfaction des bénéficiaires. « Voir la joie des bénéficiaires nous conforte dans l’importance de ce programme », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de l’institution aux côtés de la Côte d’Ivoire. Il a également appelé l’opérateur foncier à renforcer la mobilisation de ses équipes pour accélérer les résultats et permettre à davantage de populations d’obtenir leurs certificats avant la fin de l’année.

Le directeur général de l’AFOR, Marc Koffi Gnalhey, a salué le rôle des chefs de village et du corps préfectoral dans la mobilisation communautaire. « Vous avez toute la reconnaissance de l’AFOR, vous qui constituez le relais de son action sur le terrain », a-t-il souligné.

À Ananguié, dans la sous-préfecture d’Adzopé, la mission a également suivi une séance d’approbation de dossiers par le comité villageois de gestion foncière rurale (CVGFR). Marc Koffi Gnalhey a encouragé les populations à adhérer au PRESFOR et à participer aux activités du comité. Il a rappelé que la sécurisation foncière, menée avec les communautés et pour elles, contribue à clarifier les droits sur les terres, à préserver la paix et à favoriser le développement des villages.

Dans la Mé, le PRESFOR prévoit la délimitation de 18 territoires villageois, la certification de 186 688 hectares et la formalisation de 18 669 contrats agraires. Au 30 septembre 2026, les taux de réalisation s’établissaient respectivement à 34 %, 10 % et 4 %, pour un taux global pondéré de 26 %, alors que 40 % du délai contractuel étaient écoulés. Une accélération des opérations de certification et de formalisation des contrats agraires a ainsi été recommandée pour améliorer les résultats d’ici à la fin de l’année.

OG