Adzopé : Le gouvernement déclenche une vaccination d’urgence contre la maladie hémorragique du lapin

Adzopé : Le gouvernement déclenche une vaccination d’urgence contre la maladie hémorragique du lapin
Les autorités administratives et vétérinaires donnant le top départ de la campagne par la vaccination symbolique d’un lapin (Ph dr)

Le gouvernement ivoirien a engagé une riposte sanitaire pour contenir la propagation de la maladie hémorragique virale du lapin dans la région de la Mé. Représentant Sidi Tiémoko, ministre des Ressources animales et halieutiques, Dr Kallo Vessaly, directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, a annoncé, hier jeudi 5 mars à Adzopé, une campagne officielle de vaccination d'urgence pour circoncire la maladie, protéger les élevages et limiter les pertes économiques. 

La région de la Mé, selon le ministère de tutelle, est confrontée à une épidémie de maladie hémorragique virale du lapin, une pathologie très contagieuse qui peut provoquer jusqu’à 90 à 100 % de mortalité dans les élevages. A l'occasion, le directeur des services vétérinaires et du bien-être animal, Dr Kallo Vessaly, a expliqué que cette maladie virale, bien que non transmissible à l’homme, demeure particulièrement dévastatrice pour les élevages de lapins. Selon lui, elle peut également affecter la biodiversité en touchant aussi bien les lapins domestiques que les espèces sauvages.

« Lorsqu’elle apparaît dans une ferme, elle peut entraîner jusqu’à 90 à 100 % de mortalité », a-t-il alerté, soulignant l’ampleur de l’impact économique pour les éleveurs. À ce jour, environ 500 lapins sont morts dans quatre exploitations touchées dans la zone.

Pour endiguer la propagation du virus, les services vétérinaires ont opté pour une stratégie de vaccination en anneau, consistant à immuniser les élevages situés autour des foyers infectés afin de créer une barrière sanitaire et stopper la circulation du virus.

Dr Kallo Vessaly a également appelé les éleveurs à renforcer les mesures de biosécurité et à faire vacciner systématiquement leurs animaux. Selon lui, l’introduction d’animaux au statut sanitaire inconnu et l’absence de vaccination figurent parmi les principales causes de la propagation de la maladie.

Ouvrant la séance au nom du préfet de région, le secrétaire général de la préfecture d’Adzopé, Romain Dakouri, a rappelé que les premiers cas ont été signalés dans la zone depuis la mi-février. Il a salué la réaction rapide de l’État, qui a dépêché des spécialistes afin d’apporter une réponse appropriée à cette crise sanitaire. Il est bon de noter que les autorités administratives et les services vétérinaires entendent poursuivre la sensibilisation et la vaccination des élevages. Si aucun nouveau cas n’est enregistré après la période d’observation sanitaire, les mesures prises pourraient être levées.

 

Malaoua Bertin (Envoyé spécial)