Dialogue de haut niveau sur le développement : Souleymane Diarrassouba échange avec les partenaires
La Côte d’Ivoire a réaffirmé sa volonté d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à l’occasion du Dialogue de haut niveau sur le développement, tenu ce lundi au Bureau de l’UNICEF à Abidjan, sis à la Riviera Golf en présence de Dr Souleymane Diarrassouba, ministre du Plan et du Développement. Cette rencontre stratégique, organisée par le Gouvernement ivoirien en partenariat avec le Système des Nations Unies, s’inscrit dans le prolongement des engagements issus de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4) tenue à Séville en 2025. Pour sa première rencontre officielle avec les partenaires au développement depuis sa prise de fonction, le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a exprimé sa satisfaction de présider ce dialogue de haut niveau et a salué « l’engagement constant et la contribution multiforme » des partenaires techniques et financiers dans l’accompagnement du processus de développement de la Côte d’Ivoire.
Le ministre a rappelé que le pays met en œuvre l’Agenda 2030 à travers la « Vision 2030 » du Président Alassane Ouattara, déclinée dans les Plans Nationaux de Développement successifs. Il a précisé que le PND 2026-2030 qui constitue la boussole des actions publiques pour « bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire » prévoit un investissement global de 114 838,5 milliards de FCFA, dont plus de 70 % attendus du secteur privé. Face aux besoins de financement estimés à 37 933,1 milliards de FCFA pour la part publique du PND, Souleymane Diarrassouba a invité les partenaires à « accompagner l’organisation et la réussite des consultations visant à mobiliser, structurer et optimiser les financements ».
A ce propos, il a insisté sur la nécessité d’assurer « l’alignement des financements des partenaires sur les priorités stratégiques du PND 2026-2030 afin d’éviter la fragmentation des efforts et de maximiser l’impact collectif ». Au regard des tension géopolitiques persistante, une contrainte de l’aide publique au développement et des chocs climatiques récurrents, la coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hélène N’Garnim-Ganga insisté sur l’urgence d’agir malgré des progrès « réels, mais fragiles. » Aussi a-t-elle plaidé pour « une réforme de l’architecture financière internationale, un meilleur accès aux instruments de financement du développement et une mobilisation accrue des investissements publics et privés durables en vue de combler les déficits de financement des Objectifs de développement durable (ODD). »
Se prononçant sur le PND 2026-2030, récemment adopté, la Coordonnatrice résidente a souligné que ce nouveau cycle de planification « commande de mieux articuler les différentes sources de financement, de renforcer leur alignement sur les priorités nationales et d’optimiser l’utilisation des ressources mobilisées ». Les échanges ont également porté sur la transition de l’aide publique au développement vers un financement du développement plus intégré, l’amélioration de la coordination nationale et internationale, ainsi que la digitalisation des dispositifs de suivi-évaluation pour renforcer l’efficacité de l’action publique. A l’issue des travaux, les participants ont exprimé leur engagement à poursuivre le dialogue et à renforcer les partenariats en vue d’un développement durable, inclusif et résilient.
Sogona Sidibé
