Élection du président de UNJCI - Franck Ettien (candidat) : « Restons unis pour une UNJCI plus forte »

Élection du président de UNJCI - Franck Ettien (candidat) : « Restons unis pour une UNJCI plus forte »
Le candidat à la présidence de l’UNJCI a une connaissance des maux du secteur et dégage des solutions idoines avec un programme réaliste (Ph Dr)

« Un journalisme d’excellence pour une grande nation ». C'est le slogan de l'ambition affichée par Franck Ettien, candidat à la présidence de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire ( UNJCI). En prélude au 12ème Congrès de l’UNJCI qui aura lieu les 13 et 14 février prochains,  Franck Ettien a présenté, lundi 9 février, son programme, qui se veut ambitieux et réaliste, à la rédaction du quotidien Le Patriote, édité par la Société Mayama Editions et Production, sise à Marcory-Biétry. Sans détour, il a dressé le  tableau  de la situation de la presse ivoirienne, en particulier celle de la presse écrite. « Notre métier est en train de mourir carrément. Certains nous ont déjà enterrés », s'est-il alarmé, déplorant une  perte de considération dont souffrent aujourd’hui les journalistes au sein de la société ivoirienne. S’appuyant sur l’exemple du Sénégal et de plusieurs pays, il a souligné les contradictions du modèle ivoirien : « Là-bas, des journaux de plus de 40 pages sont vendus à 100 francs CFA, pendant que chez nous, avec huit pages, on peine à tirer 5 000 exemplaires ».

Pour le candidat, la principale faiblesse du secteur reste le manque de solidarité. « Tant que nous resterons divisés, l’État ne pourra pas nous aider. Restons unis pour une Unjci plus forte », a-t-il estimé, appelant à une synergie d'actions entre patrons de presse, journalistes et syndicats. Parmi les solutions proposées figurent une contribution des plateformes numériques (les Gafam), la perception des droits d’auteur et droits voisins des journalistes via le BURIDA,  une part de revenus perçue dans l'explication des "data" mobiles, ainsi qu’une meilleure organisation de la publicité institutionnelle. « Il suffit de 0,01 % du budget national pour sauver la presse », a-t-il soutenu. Sur le plan interne, le candidat promet une UNJCI « avant-gardiste, solidaire et transparente », avec des objectifs clairs assignés aux responsables et la mise en place d’une véritable solidarité accrue pour être aux cotés et dans le quotidien des journalistes et leurs familles.

Concernant les Ebony, il plaide pour une réforme concertée et propose que le Super Ebony soit désormais récompensé par une dotation financière conséquente directe, au-delà des présents en nature. Par-dessus tout, Franck Ettien, un homme du sérail qui connaît les journalistes et qui le connaissent, a passé un message clair.  Un appel à l’unité. « Nous avons un destin commun. Si nous ne sommes pas ensemble, nous disparaîtrons ensemble », a-t-il conclu. Dans une ambiance conviviale, le candidat a répondu à toutes les questions de ses confrères du Patriote.

Malaoua Bertin