En ouverture : La vraie révolution silencieuse
Pendant trop longtemps, la femme ivoirienne a été le moteur invisible de la nation. Elle se levait avant tout le monde, travaillait plus que tout le monde, portait les familles, les marchés et souvent l’économie entière… mais dans la République, elle restait la grande oubliée.
La vérité est simple : pendant que les hommes se disputaient le pouvoir, ce sont les femmes qui faisaient vivre la Côte d’Ivoire. Et pourtant, la politique ivoirienne les traitait comme un décor électoral. On les appelait pour applaudir dans les meetings, pour remplir les stades pendant les campagnes, mais rarement pour décider.
Puis est arrivé Alassane Ouattara.
Avec lui, une idée simple s’est imposée : un pays ne peut pas avancer en laissant ses femmes derrière lui. C’est ainsi que sont nées des politiques d’autonomisation économique qui ont changé la vie de centaines de milliers d’Ivoiriennes. Accès au financement, soutien aux activités génératrices de revenus, programmes d’entrepreneuriat féminin : derrière ces initiatives, une réalité nouvelle s’installe.
La femme ivoirienne n’est plus seulement une battante du quotidien. Elle devient une actrice économique reconnue.
Et forcément, cela dérange. Dans la politique ivoirienne, certains parlent beaucoup de peuple mais oublient souvent la moitié du peuple. Car donner de l’autonomie aux femmes, c’est bousculer des habitudes anciennes, des réflexes patriarcaux et parfois même des intérêts bien installés.
Mais la marche est désormais irréversible.
Quand une femme obtient un financement pour développer son commerce, c’est toute une famille qui respire. Quand une mère devient entrepreneure, c’est toute une génération qui change de destin.
Voilà pourquoi la question de la dignité des femmes n’est pas un simple slogan politique. C’est une question de développement national.
Et sur ce terrain, le bilan d’Alassane Ouattara parle de lui-même : avoir compris que la force d’une nation se mesure aussi à la place qu’elle accorde à ses femmes.
Dans une Afrique où les discours sont souvent plus rapides que les actes, la Côte d’Ivoire envoie aujourd’hui un message clair : le progrès n’exclut pas les femmes, il commence avec elles.
Et c’est peut-être là la vraie révolution silencieuse de ces dernières années.
K.E.
