Lutte contre le transvasement illicite du gaz butane à Daloa : Près 4 000 bouteilles et une vingtaine de machines saisies
La lutte contre le transvasement illicite du gaz butane, engagée depuis quelques mois, s’intensifie. En témoigne la vaste opération menée les 25 et 26 juillet derniers par les éléments de la Direction générale des hydrocarbures (DGH) avec le soutien des forces de l’ordre et des autorités administratives de la ville.
Cette traque sans relâche a permis la saisie d’au moins 4 000 bouteilles et d’une vingtaine de machines servant au transvasement. Conformément aux recommandations du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, la DGH a fait de la lutte contre l’utilisation frauduleuse du gaz butane son cheval de bataille.
Sur toute l’étendue du territoire national, des opérations d’envergure sont ainsi menées avec assiduité chaque semaine. L’action enregistrée à Daloa en fin de semaine dernière fait suite à de précédentes autres menées dans plusieurs autres villes, en l’occurrence Duékoué, Gagnoa, Man, Yamoussoukro, San Pedro, Soubré et Bouaké.
Le directeur du Suivi et de la Réglementation de la Direction générale des hydrocarbures, N’Zué Kouakou Médard, et ses collaborateurs ont pris la ferme résolution de traduire à la lettre les instructions du ministre. Ainsi, après la phase de sensibilisation, la répression bat son plein, la lutte se mène sans relâche.
Elle a aussi pour cible l’utilisation frauduleuse du gaz butane domestique comme carburant pour les automobilistes du domaine du transport, notamment les taxis communaux. Depuis le démarrage de la campagne de lutte, le nombre de bouteilles saisies s’élève à des dizaines de milliers. Plusieurs personnes ont été interpellées. Les mis en cause sont appelés à répondre de leurs actes devant les juridictions. Les risques sécuritaires liés aux manipulations non réglementées du gaz butane, notamment les dangers d’explosion et d’incendie pouvant mettre en péril des vies humaines ainsi que des infrastructures, sont le plus mis en avant par la DGH. Aussi exhorte-t-elle les populations à signaler tout acte suspect à travers le numéro vert 1699.
Thiery Latt (Avec Sercom)
