Recherche cacaoyère : Le CNRA mise sur des variétés plus productives et résistantes aux maladies
« Le cacao demeure un pilier de l’économie ivoirienne et constitue un enjeu majeur pour la recherche agronomique», a déclaré Dr Honorine Guiraud, chercheure généticienne à la station de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Divo, en marge des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC) qui se tiennent au Parc des expositions de Port-Bouët.
Selon la spécialiste, le programme cacao travaille notamment à la mise au point de matériel végétal plus performant, adapté aux défis auxquels fait face la cacaoculture.
« Le cacao est une plante importante en Côte d’Ivoire et représente le moteur de l’économie ivoirienne », a-t-elle relevé et de rappeler que le pays est le premier producteur mondial de cacao, avec plus de 38 % de l’offre mondiale. La filière fait vivre directement ou indirectement plusieurs millions de personnes en Côte d’Ivoire.
Face à cet enjeu, la chercheure souligne l’importance de maintenir la compétitivité de la production ivoirienne. « Il est important pour la Côte d’Ivoire de maintenir son rang pour permettre à son économie d’être toujours au top et pour permettre aussi aux paysans qui vivent de façon directe ou indirecte de cette culture de pouvoir survivre et prendre soin de leur famille », a-t-elle expliqué.
Au niveau de la recherche, le CNRA s’intéresse particulièrement à l’amélioration des performances agronomiques et sanitaires des cacaoyers. « Le cacao a une très grande valeur commerciale. Il est utilisé dans plusieurs domaines, notamment en chocolaterie, en cosmétique et en pharmacologie », a indiqué Dr Guiraud. Elle a précisé que les chercheurs travaillent « d’arrache-pied pour produire du matériel végétal pour les producteurs », notamment des variétés résistantes aux maladies et présentant une meilleure productivité. L’objectif est d’obtenir des cacaoyers capables de produire plus rapidement, avec des rendements pouvant atteindre « 1,5 à 3 tonnes à l’hectare ».
Poursuivant la spécialiste indique que la lutte contre les maladies constitue également une priorité. La chercheure cite notamment la maladie du swollen shoot, qui affecte le verger cacaoyer ivoirien depuis plusieurs années. « Nous travaillons actuellement à faire la sélection de matériel végétal reproducteur et tolérant à cette maladie », souligne-t-elle.
Malaoua Bertin


