Présidentielle et législatives 2025 : La Côte d'Ivoire relève le défi de la paix
L'apocalypse n'a pas eu lieu. Les oiseaux de mauvais augure avaient prédit le malheur et le chaos durant cette année électorale. « 2025, c'est une année de tous les dangers », pouvait-on attendre dans les rangs de l'opposition. Ces opposants, qui voulaient créer la chienlit en Côte d'Ivoire à l'occasion des élections présidentielle et législatives 2025, ont suffisamment agité le chiffon rouge.
En effet, l'opposition ivoirienne, qui se savait incapable de triompher à aucune de ces élections, s'est inscrite dans une logique de guerre, de menaces et de violences. Avec des discours orduriers, enflammés et surtout manipulateurs, ces opposants ont visé un climat de peur en Côte d'Ivoire. On se souvient encore de cette vague de réclamations d'élections dites inclusives là où il était question d'application stricte de la loi. Le président du Parti des peuples africains - Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, et celui du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Tidjane Thiam, en difficulté face aux lois en vigueur, ont chauffé à blanc leurs militants. Ni électeur, ni éligible du fait de son absence sur le listing, l'ancien chef de l’Etat a manifesté sa volonté de fouler au pied les dispositions juridiques en se portant candidat. Non sans s'illustrer négativement.
«Je m'appelle Laurent Gbagbo. Est-ce qu'ils le savent. S'ils veulent la bagarre, ils auront la bagarre», lançait-il lors de ces sorties à l'approche du scrutin présidentiel. Tout en menaçant lors de ses tournées initiées dans le cadre des activités de son mouvement «Trop, c'est trop», qu'il n'y aurait pas de «quatrième mandat» pour le président de la République, Alassane Ouattara. Auquel cas, la Côte d'Ivoire allait renouer avec les violence électorales et la guerre. De son côté, le président du PDCI, Tidjane Thiam, recalé par la loi, s'est allié au PPA-CI au sein du Front commun et a œuvré pour le désordre sur les bords de la lagune Ebrié. Ainsi, un remake de la désobéissance civile a été pensé et planifié. Et, la mise en œuvre de ce plan diabolique a coûté la vie au sous-lieutenant de la gendarmerie nationale, Dagniogo Klenon Lacina, fusillé le lundi 20 octobre 2025 lors d'une mission de sécurisation sur l'axe Agboville-Azaguié, près de Grand Yapo. Touché par des tirs alors qu'il dégageait des barricades, il a rendu l'âme. Sa mort a suscité indignation et colère. Après ce drame, plusieurs autres actes de terrorisme ont été posés à travers le pays. Le moins qu'on puisse écrire, c'est que la Côte d'Ivoire revient de loin. Car, le pays a su gérer toutes ses situations avec brio. Toutes les tentatives ont été contrées avec efficacité.
Aussi, tous les fauteurs de troubles ont-ils été mis hors d'état de nuire. En définitive, les élections présidentielles ont eu lieu le 25 octobre 2025. Le Président de la République, Alassane Ouattara, et son parti, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ont réalisé un score éclatant de 89, 77%.
Après cette victoire écrasante et retentissante et une prestation de serment du numéro 1 ivoirien en présence d’une kyrielle de chefs d'Etat et chefs de gouvernement ainsi que des délégations importantes de l'Afrique, le RHDP vient de rafler 197 des 255 sièges de l’Assemblée nationale au terme du scrutin législatif qui a eu lieu effectivement le 27 décembre 2025. Là où on avait prédit le chaos, la Côte d'Ivoire a su faire face aux défis pour le grand bonheur du peuple ivoirien. Tout le mérite revient d’abord aux autorités ivoiriennes, avec à la tête le Président Alassane Ouattara, qui ont pris toutes les dispositions pour faire barrage aux différentes tentatives de déstabilisation orchestrées par l’opposition via des appels à l’insurrection, des actes de vandalisme etc; ensuite aux 44 000 éléments des Forces de défenses de et sécurité qui ont fait preuve d’une grande responsabilité et d’un professionnalisme remarquable pour la sécurisation de ces élections; et enfin aux Ivoiriens qui ont réaffirmé leur rejet de la violence et des troubles, tout en étant très matures.
Lacina Ouattara
