Art oratoire : Le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Cap Vert présentent les meilleurs dispositifs dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme
"L’impact du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme sur les économies ouest-africaines", c’est le thème de la 6e édition du Concours interuniversitaire d’art oratoire dont la finale a eu lieu, le samedi 28 février 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody à Abidjan.
Au terme de cette compétition qui vise à sensibiliser la jeunesse et à renforcer la recherche universitaire sur les dispositifs de lutte contre le Bc/Ft (blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, le Bénin représenté par Hounkpatin Jean Silas Etienne a remporté le premier prix, suivi de la Côte d’Ivoire (2ᵉ) avec Dicenhizi Divine Gaman et du Cap Vert (3ᵉ) représenté par Marco Daniel Pinto Delgado.
Il est bon de noter que le Togo avec Victoire Essozolim Tigué, la Guinée-Bissau (Elisio Armando Odepessan Ca) et la Guinée-Conakry (Ousmane Diallo) occupent, respectivement, les 4ᵉ, 5ᵉ et 6ᵉ rangs. Les lauréats ont reçu des trophées, ordinateurs portables et récompenses financières, le premier prix étant doté de 1 000 dollars américains.
Avant le concours, la cérémonie d’ouverture a enregistré les allocutions d’usage des autorités.
A cet effet, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Arsène Kobéa a rapporté que « si on ne sensibilise pas la jeunesse, qui est notre avenir, sur ces questions qui portent atteinte à l’intégrité financière de nos pays, nous sommes voués à échouer».
Il n’a pas manqué de rappeler que la Côte d’Ivoire est « déjà engagée dans d’importantes réformes pour assainir son système financier et mise sur la proactivité et l’anticipation de sa jeunesse ».
Quant à la Représentante résidente par intérim de la Cedeao en Côte d’Ivoire, Fathma Diarre Mahan, elle a précisé que le Giaba « intervient dans tous les pays de la communauté pour faire de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme une réalité auprès de notre population ».
Le Giaba (Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest), face aux menaces croissantes que représentent le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme pour la stabilité financière, la gouvernance et le développement durable des États membres, considère la jeunesse comme un acteur stratégique dans la prévention et la lutte contre ces phénomènes.
Créé en 2000 par la Cedeao, l’institution entend, à travers cette initiative, constituer un vivier d’universitaires engagés dans la lutte contre la criminalité financière en Afrique de l’Ouest.
Jean Antoine Doudou
