CNO-CIV-FINS : Vremen brise le silence et met le CNO-CIV face à ses contradictions
Tout commence le 30 avril 2022, date à laquelle M. N'Goan est élu à la tête du CNO-CIV. La Charte olympique, à laquelle renvoie l'article 40 des statuts du CNO-CIV, est formelle : le mandat des dirigeants d'un Comité National Olympique ne peut excéder quatre ans. Conséquence directe : le mandat du Comité Exécutif sortant a pris fin le 30 avril 2026. Une Assemblée Générale élective était donc prévue le 2 mai 2026 pour élire le nouveau Comité Exécutif.
C'est là que la FINS entre en scène. Le 30 mars 2026, les convocations à l'AGE sont émises. La fédération de natation n'en reçoit aucune. Interpellé, le CNO-CIV répond le 24 avril via le Communiqué n°4 de sa Commission Électorale Indépendante (CEI), en arguant d'une supposée « dualité de représentation » au sein de la FINS, après qu'un groupe de dissidents aurait obtenu, sur la base de faux documents, un courrier de reconnaissance de la fédération internationale. Un argument que Vremen balaie d'un revers : « Il n'y a jamais eu d'élections. La justice a suspendu l'AG convoquée par ce groupe. »
La FINS avait pourtant tenu sa propre Assemblée Générale élective en bonne et due forme le 7 octobre 2023, en présence d'un représentant du CNO-CIV, dont la signature figure sur les documents officiels. La Fédération internationale, après avoir été saisie, a elle-même reconnu avoir été induite en erreur et a rétabli la situation en février 2026, informant officiellement le CNO-CIV et le ministère des Sports de sa décision.
Saisi par la FINS, le Tribunal a rendu le 30 avril 2026 une décision ordonnant la réintégration des membres actifs injustement écartés. Le ministère des Sports avait, la veille, produit un communiqué allant dans le même sens. Malgré ces décisions concordantes, le CNO-CIV a publié le 4 mai un communiqué les remettant en cause, qualifié par Vremen de « couteau entre les dents, contraire à l'esprit olympique ».
Le président de la FINS a également dénoncé d'autres irrégularités : deux représentants des athlètes dont le mandat a expiré en 2020, ils avaient été élus en 2016, siègent toujours au sein du Comité Exécutif, en violation manifeste des articles 5 et 20 des statuts du CNO-CIV. Et lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, le CNO avait refusé d'inscrire les athlètes ivoiriens de natation, malgré deux places universelles attribuées par le CIO.
Pour Vremen, cette crise dépasse désormais le cadre d'un simple litige sportif : elle compromet la participation de la Côte d'Ivoire aux Jeux de la Jeunesse 2026 et aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.
OUATTARA Gaoussou
