Croc-en-jambe : Honte
Ils ont posé les crampons. Sur un coup de tête. Transformant une décision arbitrale. Contestable soit. En acte de lâcheté collective. Les joueurs de l'OSA ont refusé. De disputer la seconde mi-temps. Face à l'AFAD. Un penalty jugé injuste. Voilà le prétexte. Voilà le déshonneur. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Un déshonneur. Une gifle infligée au football. A ses valeurs. A sa vocation profonde de formation et d'élévation. Ces jeunes-là. Devaient apprendre à se relever. On leur a appris à fuir.
Rien. Rien. Ne leur interdisait de revenir sur la pelouse. Et de renverser le cours du match. Ils avaient encaissé. Le but avant la pause. Mais le football. Se gagne en deuxième mi-temps aussi. Les grands clubs ont renversé des montagnes. L'OSA. Lui. A renversé la table.
Et le sort qui frappe aujourd'hui ce club. N'est que le fruit amer de ses propres choix. En se drapant dans le rôle. De victime éternelle. Plutôt que de laisser ses enfants. Jouer leur football. La direction a signé. Sa propre condamnation. Pas l'arbitre. Eux.
OG
