C’que je pense : Du refus des équipes de jouer
Le retrait du trophée de la CAN 2025 au Sénégal par le Jury d’appel, au profit du Maroc, doit être compris comme un signal fort. Non pas un simple réajustement réglementaire, mais une réponse ferme à une attitude qui a humilié l’Afrique entière. Lors de la finale, le Sénégal a choisi la voie la plus indigne : refuser de jouer, refuser d’assumer, refuser le fair-play. Un acte grave, contraire à l’esprit du sport, et qui ne doit jamais devenir un précédent. À ce titre, le Jury d’appel mérite un soutien total, et la CAF devra aller plus loin encore après la décision du TAS. Une faute d’une telle ampleur appelle une sanction exemplaire.
Ce mal, hélas, gagne nos propres compétitions. Le Racing Club d’Abidjan, Atlantis FC de Dimbokro et l’AS Lianes se sont récemment illustrés par des refus de jouer, prétextant décisions arbitrales ou conditions de jeu. Trois matches arrêtés après quinze minutes, trois affronts infligés au public, trois renoncements qui salissent l’image du football ivoirien. Rien ne justifie qu’un club se fasse justice lui-même. Rien ne légitime qu’on tourne le dos au terrain, sanctuaire du mérite sportif.
Les erreurs arbitrales existent, mais elles se contestent dans les formes prévues. Il existe des mécanismes, des commissions, des voies de recours. Ce qui n’existe pas, c’est le droit de déserter. Ces comportements anti-sportifs, indignes de nos championnats, doivent être bannis et sévèrement réprimés. Ces comportements exposent leurs auteurs à des amendes, des suspensions, voire des retraits. La FIF doit appliquer les règlements avec une rigueur absolue. La FIF doit sévir avec toute la rigueur que la situation commande. Car un club qui refuse de jouer perd plus qu’un match, il perd sa crédibilité, son honneur et le respect de ceux qui aiment ce sport. Pas de demi-mesure. Pas de clémence mal placée. Les règlements sont là pour être appliqués. Et si ces clubs s'estiment lésés, qu'ils crient, mais qu'ils jouent d'abord.
OG
