Interview - Habib Sanogo (SN chargé de la propagande du RHDP) : « Le développement, en Côte d’Ivoire, a un visage : c’est celui du Président Ouattara »
Il n’a pas sa langue dans la poche. Avec son franc-parler, Habib Sanogo, secrétaire national du RHDP en charge de la propagande et secrétaire départemental, se prononce sans détours sur les sujets brûlants de l’actualité politique: présidentielle et législatives de 2025, nouvelle Assemblée nationale, crise du cacao, sortie du président du PPA-CI Laurent Gbagbo, vie du RHDP… Dans cette interview, ce cadre du RHDP se prononce sans faux-fuyant…
Le Patriote : A l'issue des élections du 27 décembre, le RHDP a obtenu 196 députés sur les 255 que compte l’Assemblée nationale, ce qui est une majorité confortable. Comment expliquez-vous cette razzia de votre formation politique ?
Sanogo Habib : Je voudrais me réjouir de cette razzia de notre parti, le RHDP, qui confirme ainsi notre ancrage au plan national et politique. Après la présidentielle, le grand nombre d’élus à l’Assemblée nationale démontre que les Ivoiriens ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre avec le Président de la République Alassane Ouattara et surtout avec le parti qu’il incarne.
Je voudrais donc féliciter tous les nouveaux élus, ainsi que tous ceux qui ont été reconduits, et me réjouir de la continuité et de la poursuite des actions de développement entreprises par le président de la République. Je souhaite que ces actions soient renforcées, qu’elles aillent encore plus loin pour le bonheur de nos populations, et surtout pour la grandeur de notre nation, notre belle Côte d’Ivoire.
LP : Cette belle note a été ternie par des défaites dans des localités pourtant favorables au RHDP, comme certaines localités du Worodougou, du Poro ou encore de la Bagoué ?
HS : C’est cela la vitalité de la démocratie. Comme je le dis toujours, quand on est un élu, il faut rester en phase avec les populations. Si on parvient à maintenir cette proximité, quelle que soit l’adversité, on doit pouvoir rééditer les exploits. Évidemment, il y a des cas spécifiques, notamment celui du Worodougou, ma région natale. J’en garde une certaine amertume, car pour nous, le Worodougou, c’est notre bastion. Mais il faut reconnaître que ceux qui nous ont battus ne sont pas nos adversaires politiques traditionnels. Ce sont des contradictions internes qui n’ont pas été bien gérées et qui nous ont conduits à cette situation.
Nous allons en tirer les conséquences et les leçons pour que, prochainement, les choses puissent bien se faire. Il faut rappeler que, pour la première fois, près de 1000 candidats ont sollicité l’investiture du parti. Lorsque la décision est prise de reconduire les députés sortants, il y a certainement des grincements de dents, certaines petites incompréhensions. Mais, comme je le dis toujours, en tant que militants, nous devons nous soumettre à la décision du parti. C’est le plus important. Quand on est militant, il faut vraiment se soumettre à la décision du parti, surtout quand on assume une responsabilité politique ou organique, comme celui de secrétaire départemental du parti.
Nous devons suivre le mot d'ordre du parti. Après, on peut trouver des explications. Mais pour moi, dès lors qu’on ne suit pas le parti, je ne cherche plus à comprendre les tenants et les aboutissants, même si, par ailleurs, on peut trouver d’autres raisons. Mais moi, je me refuse, en tout cas, à cautionner ce genre de choses. Il faut éviter d’être un militant indiscipliné. Cela fait mal, des fois, que les choix ne se portent pas sur nous, mais il faut accepter.
LP : Dans ce cas, êtes-vous favorable à l’application de sanctions à leur égard ?
SH : Oui, en principe. Vous savez aussi, le problème, c’est qu’il y a eu un premier fait : des personnes avaient été sanctionnées, puis la sanction a été levée. Forcément, cela va avoir des répercutions. Le phénomène fait que finalement certains cadres font leur bonhomme de chemin. Mais, au-delà de tout, je pense qu’il est nécessaire, à un moment donné, de s’assoir pour tirer les meilleurs enseignements. Ceux qui ont le profil doivent être identifiés. Le parti doit faire un petit sondage pour éviter d’être confronté à ce genre de situation. Le parti doit se donner les moyens. Dans certaines zones, quand on sent des frémissements, on doit pouvoir recueillir le sentiment des militants et prendre la décision. Je n’ai pas dit de faire cela systématiquement mais s’il y a des situations comme celles-là qui se signalent, il faut anticiper. C’est le cœur meurtri que j’assiste à cela parce que depuis un moment, on s’était enorgueillis d’être la seule région qui n’avait pas d’indépendants élus. Mais aujourd’hui, il faut faire avec. C’est la réalité.
LP : Cette situation ne fragilise-t-elle pas la cohésion des militants à la base ?
SH : Oui, forcément. Il y a toujours des tensions. Même quand le choix est fait par le parti, il y a toujours des frustrations. Mais comme je l’ai dit, par discipline, on accepte le choix du parti. Pour ne pas avoir des chantiers ouverts pour la division de la base, il faut anticiper si on pressent des difficultés. Il faut toujours anticiper par le dialogue, par l’écoute. On peut ainsi arriver à colmater les brèches.
LP : Vous avez insisté sur la discipline. Comment expliquez-vous que des cadres qui militent dans un parti depuis aussi longtemps privilégient leurs calculs personnels au détriment de la discipline du parti ?
SH : Comme je l’ai dit, il y a beaucoup à dire, mais je ne veux pas entrer dans les détails. Vous savez aussi que parfois les populations vous disent que lorsqu’elles ont besoin de vous, vous n’avez pas le droit de vous dérober. Peut-être qu’il y a certaines candidatures qui sont dans ce cas. Les populations vous réclament. Les populations, à la limite, cela va au-delà des partis, au-delà des militants.
Comme je l’ai dit, nos parents sont très pragmatiques. Ils ont souvent des notions de distribution des rôles entre leurs enfants, indépendamment parfois de la volonté des appareils politiques. Mais comme je l’ai dit, l’essentiel est de faire en sorte que les deux convergent. Par l’explication, par la pédagogie, ce sont des choses que l’on peut régler. Mais le tout, c’est d’anticiper. À la veille des élections, cela aurait été bien que les coordonnateurs régionaux puissent recevoir les uns et les autres pour connaître les intentions de candidature. Et puis essayer de faire un petit arbitrage. Ce n’est pas officiel, mais chacun connaît plus ou moins les velléités des uns et des autres. On doit pouvoir amortir ces chocs-là, de sorte qu’on soit en cohérence, aussi bien avec les aspirations des populations que la volonté affichée du parti.
LP : De façon globale, dans le nord de la Côte d’Ivoire, on n’a pas vu les partis de l’opposition à cette élection. Est-ce à dire que cette partie du nord est hermétiquement fermée aux partis d’opposition ?
SH : Non. Pour nous qui sommes au départ de cette aventure avec le RDR, je me rappelle l’une des premières phrases de Djéni Kobenan qui disait que le RDR allait réduire le PDCI en reliques au nord et en vestiges au sud.
Aujourd’hui, c’est à cela qu’on assiste. Depuis les premières élections auxquelles le RDR a participé, le nord a toujours été la chasse gardée de notre grand parti. Très souvent, ceux qui gagnent sont issus de nos rangs, parfois par mécontentement ou par volonté personnelle, mais cela reste toujours un bastion imprenable de notre parti. Aujourd’hui, on voit également que le parti s’est étendu dans des zones qui lui étaient totalement hostiles : la région de la Mé, l’Indénié-Djuablin, l’ouest montagneux, le Cavally. Je pense qu’au centre aujourd’hui, et même au sud, le parti a progressé. Donc cela veut dire que le parti a vraiment travaillé.
LP : Certains attribuent cette performance au travail du Président Alassane Ouattara qu’à l’occupation du terrain par les cadres. Est-ce un mix des deux ?
SH : Les deux. Il ne faut pas se voiler la face. Pour moi, 75 % du résultat est du fait du travail et du leadership du Président Alassane Ouattara. Parce que c’est lui qui a façonné tout cela. Même le RHDP dans sa conception actuelle est à son actif. Après, les cadres accompagnent. Ce que les populations souhaitent avant tout, c’est le développement. Et le développement, en Côte d’Ivoire, il a un visage : c’est celui du Président Alassane Ouattara.
Je n’ai pas de complexe sur ces choses-là. Souvent, les gens font l’amalgame entre l’unanimité et la démocratie. Moi, je préfère l’unanimité. Parce que l’unanimité, c’est 100 %, alors que la démocratie, c’est 50 % plus 1. Si les gens sont unanimes à reconnaître le travail qui a été fait, c’est le plus important. L’un des avantages de ce travail, c’est la pacification du pays. Cela évite les antagonismes inutiles, les déchirures et les conflits permanents. Et comme on le dit, il n’y a pas de développement sans paix, sans tranquillité.
Personnellement, je n’ai pas de complexe. Historiquement, on s’est rendu compte que lorsque le pays est apaisé, il avance mieux. Je pense que moins il y a d’antagonismes, mieux le pays avance, mieux les gens sont apaisés et on peut développer.
Après, la démocratie restera la démocratie. Mais il y aura toujours, quel que soit le système, un parti qui gagne et qui gouverne.
LP : Après ces élections, on a le sentiment que le parti s’est quelque peu endormi ces trois derniers mois. Comment expliquez-vous cette situation ?
SH : Il y a eu une période d’activité intense. Le repos est mérité. Mais en même temps, je pense qu’il faut faire le point et relancer la machine. L’essentiel, c’est de maintenir le dynamisme. Il y a de nouveaux adhérents. Il y a de nouveaux bastions à conquérir. Quand le Président parle d’une grande nation, je me dis qu’il pense certainement aussi à faire grandir le parti. Donc laissons-lui au moins ce bénéfice-là, qu’il mette tout en place. Vous savez que dans tous ses discours, il évoque la transmission générationnelle. Cela demande de la réflexion. C’est vrai que je ne suis pas dans le secret de Dieu, mais pour l’observateur que je suis, je me dis qu’il a toujours une longueur d’avance sur nous. Certainement qu’il y a une grande réflexion. En tant que militant discipliné, on attend des choses. Mais je pense qu’après toutes ces batailles, il faut aussi avoir un peu de répit.
Il y a beaucoup de grandes réformes au plan gouvernemental et à l’Assemblée nationale. On a vu aujourd’hui que les configurations changent. On a un nouveau président de l’Assemblée nationale. Le gouvernement a un nouvel attelage. Je pense certainement que le parti aussi pourra bénéficier de cela.
LP : Vous avez évoqué l’Assemblée nationale. Il y a eu nouveau président et un nouveau bureau. Un commentaire sur cette nouvelle configuration ?
SH : Cela fait partie de la nouvelle dynamique. On veut insuffler quelque chose de nouveau, donner la chance à de nouveaux talents de s’exprimer. Comme le président le dit, c’est une équipe. Ce ne sont pas les individus qu’il faut regarder. Il est bon que des gens puissent connaître de nouvelles expériences.
LP : Au niveau du gouvernement, la création du poste de vice-Premier ministre a suscité des débats. Comment comprenez-vous cela ?
SH : Le Président de la République met un accent particulier sur l’aspect sécuritaire. Cela donne donc beaucoup plus de poids à ce volet. Le ministre de la Défense est devenu vice-Premier ministre chargé de la Défense. Cela montre l’importance accordée à la sécurité, compte tenu des menaces que nous connaissons. Pour moi, c’est une très bonne chose de donner du poids à ce volet-là. Comme on le dit, si on n’est pas tranquille, il n’y a pas les deux repas quotidiens. Si on n’est pas en sécurité, il n’y a pas les deux repas. Donc donner une capacité supplémentaire à ce département en confiant le poste de vice-Premier ministre au ministre de la Défense, pour moi, c’est un schéma heureux. Il reste seulement à souhaiter qu’il puisse mener à bien cette mission.
LP : Pendant ce temps, le secteur café-cacao s’agite. L’ancien président Laurent Gbagbo a accusé clairement le Président Ouattara et son régime d’avoir appauvri les paysans. Qu’en pensez-vous ?
SH : Cela me fait sourire. En 1990, il avait annoncé qu’une fois au pouvoir le café et le cacao seraient payés à 3 000 francs le kilo. Durant les 10 ans qu’a duré son règne, cela n’a pas été. Non seulement, sous sa gouvernance, les paysans n’ont rien eu, mais il y a même eu des grèves. Pour la première fois dans ce secteur, les gens ont brûlé des fèves de cacao. Et il y a eu des détournements dans le secteur. Il est vraiment mal placé pour donner des leçons. Mais on est habitué à cela. Lui, c’est le populiste.
Aujourd’hui, je me demande même, pour être gentil, s’il a encore la légitimité pour parler de ces choses-là. Je crois qu’il ne comprend rien. Il ne connaît même plus l’évolution du monde. Il ne sait pas que toutes ces choses sont liées aux cours internationaux.
Quand le président a décidé que le cacao soit à 2 800 francs le kilo, il n’a pas dit merci. La logique voudrait qu’il reconnaisse l’effort. Malgré le contexte, on a décidé que le cacao soit à 2 800 francs. En dépit de tout. Mais comme on le dit, à l’impossible nul n’est tenu. Aujourd’hui, avec les crises que nous connaissons un peu partout, c’est normal qu’un gouvernement responsable essaie de faire en sorte que ce pan important de notre économie ne flanche pas. Je préfère encore une décision comme celle-là, qui rassure et protège, que d’aller brûler les fèves.
LP : Mais cette situation ne crée-t-elle pas des difficultés pour certains producteurs, notamment dans les zones rurales ?
SH : C’est le Conseil Café-Cacao qui fait le relais. Il faut rencontrer les planteurs pour leur expliquer le bien-fondé des décisions. Tout est dans la communication. Quand on les a appelés pour leur dire qu’on voulait passer à 2 800 francs, il aurait été bien aussi de les appeler pour leur expliquer les raisons. Ils comprennent les choses. Ce ne sont plus les anciens paysans d’autrefois. Ce sont de nouveaux producteurs, de nouvelles coopératives qui vivent avec leur temps. Ils ont les réseaux. Ils ont les informations. Ils connaissent les cours de la bourse. Ils savent que ce n’est pas de gaieté de cœur que l’on prend ce genre de décision. Si on leur explique, dans une bonne intelligence, ils comprennent que tous les efforts sont faits et que dès que l’embellie viendra, les choses repartiront.
LP : Laurent Gbagbo a aussi annoncé une mission auprès des leaders religieux et communautaires pour demander au gouvernement de plaider auprès du président pour la libération de leurs militants arrêtés pendant la période électorale. Êtes-vous favorable à cette démarche ?
SH : Il y a un préalable. Le préalable, c’est de reconnaître que les élections sont terminées. On ne peut pas dire une chose et son contraire. Il faut être logique. La logique voudrait que l’on dise : « nous avons combattu, nous avons perdu la bataille, l’élection présidentielle est finie, nous reconnaissons le vainqueur. »
À partir de là, les choses deviennent plus faciles. Mais si vous ne reconnaissez pas le vainqueur, vous voulez passer par des voies détournées pour demander des choses, au nom de quoi ? Je crois que la première chose, c’est que le PPA-CI et son leader reconnaissent que l’élection est finie, qu’il y a un président de la République élu par les Ivoiriens. À partir de là, tout devient possible.
LP : Le Président parle d’une grande transformation du pays. Sommes-nous sur la bonne voie ?
SH : Oui, je pense que nous sommes sur la bonne voie. J’invite les Ivoiriens à sortir un peu des débats pour aller voir les réalisations, toucher du doigt les choses qui se font.
Aujourd’hui, nous avons la Y4, qui est quelque chose d’extraordinaire. Il y a les travaux de la ligne 1 du métro, le BRT, les ponts, toute cette connectivité. Il y a les projets d’agropoles, l’agrandissement du port d’Abidjan, les projets de transport lagunaire et fluvial. C’est vraiment un système de transport multimodal qui va impacter fortement l’économie. Je peux vous assurer que les projets qui arrivent vont donner une grandeur formidable à notre pays. C’est pour cela que je suis convaincu que nous avons eu raison de faire confiance au président de la République.
LP : Pourtant, certaines personnes, notamment Laurent Gbagbo, estiment que des projets comme la tour F ou le 5e pont ne sont pas nécessaires. Un commentaire ?
SH : Je les laisse à leur contradiction. C’est un manque de vision de ne pas comprendre qu’un pays doit se moderniser par les infrastructures. Sinon, comment avancer ? On comprend mieux pourquoi, pendant leur magistère, tout allait à vau-l’eau. Ils étaient réunis dans des espaces qu’ils appelaient des « agoras » pour faire de la phraséologie, des débats qui n’avaient rien à voir avec la réalité. Et on endormait la jeunesse avec cela.
Laurent Gbagbo n’avait aucune ambition pour les Ivoiriens. Il est incapable de montrer aux Ivoiriens ce qu’il posé comme acte concret pour transformer notre pays. On se rappelle qu’il est allé acheter une usine à Fulton pour plus appauvrir les Ivoiriens. Comme le Président de la République, son arrivée à la tête du pays a été un accident de l’histoire. Il tient des discours avec beaucoup de légèreté. Aujourd’hui, quelles sont ses recettes pour repositionner notre pays ? Rien. Il parle d’indépendance. C’est un débat qui n’est pas d’actualité. La Côte d’Ivoire est indépendante depuis 1960. Le PPA-CI est un parti qui est vraiment méchant pour les Ivoiriens.
C’est un parti qui va mourir de sa belle mort. En créant le PPA-CI, l’homme voulait faire table rase sur son passé. Il pense duper les gens. Mais, c’est peine perdue. Le FPI a dérivé lorsque le PIT est entré au FPI avec Assoa Adou, Kabran Appia, Angèle Gonsoa, Attéby William. Ils ont réussi à détruire tout ce qui était FPI. Aujourd’hui, il n’y a plus de repère. Ahoua Don Mello était le président du contrôle du FPI à la création. Le poste du secrétaire général était pour deux mandats. Au second mandat de Laurent Gbagbo, le poste de secrétaire général a été supprimé pour instaurer celui du président du parti. Voilà la première contradiction qu’il y a eu entre eux et Ahoua Don Mello.
LP : Quelle vision selon vous pour un grand RHDP ?
SH : Ma vision, c’est raffermir le parti, consolider nos bases. Nous devons travailler à la consolidation du pouvoir et au maintien au pouvoir. Nous devons mieux communiquer sur ce que nous faisons, sur ce que fait le Président de la République et ce qu’il compte faire. Nous devons passer à une gestion moderne d’un parti, faire des réunions en Visio, aller de temps en temps à la rencontre des militants. Les adhésions doivent se faire de façon moderne. Il le faut pour que notre parti continue de grandir pour que nous puissions aider le Président à bâtir la grande et ambitieuse Côte d’Ivoire. Merci aux militants. Je leur demande de continuer de soutenir le Président Alassane Ouattara, de croire au RHDP. Je lui souhaite beaucoup de santé et que notre pays continue sa marche vers le progrès.
Réalisée par Y. Sangaré et Thiery Latt
