Migrants en détresse : Le gouvernement accueille 127 Ivoiriens rapatriés

Migrants en détresse : Le gouvernement accueille 127 Ivoiriens rapatriés
Adama Moussa prodiguant des conseils aux migrants clandestins ivoiriens rapatriés d'Algérie à leur arrivée à l'aéroport d'Abidjan. (Ph MB)

Le gouvernement ivoirien poursuit ses efforts d’assistance aux Ivoiriens en difficulté à l’étranger. « La Côte d’Ivoire ne laisse pas ses ressortissants en détresse à l’étranger», a insisté le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de l'intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, Adama Dosso.

Au total, 127 migrants clandestins ivoiriens, dont 87 hommes, 18 femmes et 22 mineurs, ont été accueillis, hier mercredi 11 mars à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët après leur rapatriement d’Algérie. Cette opération d’assistance aux ressortissants ivoiriens en détresse s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à protéger ses citoyens à l’étranger.

Adama Dosso a a réaffirmé la volonté des autorités ivoiriennes d’accompagner les migrants de retour au pays. Selon lui, l’État met en place des mécanismes de formation et de réinsertion afin de leur permettre de reconstruire leur vie et de contribuer au développement du pays.

« Le gouvernement est mobilisé pour que nos compatriotes retrouvent le sourire et puissent se réinsérer dans le tissu économique et social », a assuré le ministre, rappelant que plusieurs milliers d’Ivoiriens ont déjà été rapatriés ces dernières années grâce à la coopération avec des partenaires internationaux.

Parmi les migrants de retour, Mlle Aïcha Koné, 27 ans, raconte un parcours difficile après trois années passées en Algérie. Selon elle, les conditions de vie des migrants sont particulièrement éprouvantes.

« Là-bas, ce n’est pas intéressant. Les gens sont trop méchants avec les migrants. Parfois, très tôt le matin, on vient casser les portes pour prendre nos affaires », confie-t-elle. Venue à l’origine pour chercher de meilleures conditions de vie afin d’aider sa famille, la jeune femme dit aujourd’hui regretter ce choix. Elle lance un message à ceux qui envisagent encore de tenter l’aventure migratoire. « Je demande à mes frères et sœurs de rester au pays. Ne partez pas ailleurs. On croit qu’on va trouver mieux, mais ce n’est pas facile », a-t-elle insisté.

Comme les autres migrants rapatriés, Aïcha Koné espère désormais reprendre une nouvelle vie en Côte d’Ivoire, grâce aux programmes d’accompagnement mis en place par les autorités gouvernementales.

 

Malaoua Bertin