PDCI : Pro KKP et pro Kouacou Gnrangbé Kouadio Jean se déchirent à Yamoussoukro
Dans la capitale politique ivoirienne, le torchon brûle entre les partisans du maire Kouassi Kouamé Patrice (surnommé KKP) et ceux de Kouacou Gnrangbé Kouadio Jean, haut représentant du président du PDCI à Yamoussoukro. Les premiers accusent les seconds de ne pas jouer franc jeu et surtout de faire ombrage aux autres militants.
Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, le malaise qui mine le parti de Tidjane Thiam a été étalé au grand jour. Lors d’une réunion, Kalou Yao Jacques, historien de formation, membre du bureau politique et conseiller municipal, n’a pas porté de gant pour pointer un doigt accusateur sur Kouacou Gnrangbé Kouadio Jean qu’il accuse d’être à la base de la défaite de leur formation politique dans la capitale politique. « Quand celui qui a été désigné pour représenter le président Tidjane Thiam boycotte ses propres candidats, allez-y comprendre quelque chose. Cette défaite, ce n’est pas parce que nous ne nous sommes pas investis. Femmes comme garçons, jeunes comme vieux se sont suffisamment investis. Mais quelqu’un connaissait déjà le résultat : c’est le haut représentant et sa suite », a accusé le membre du bureau politique.
Kouacou Gnrangbé et le Maire KKP
On peut le dire, cette sortie est la preuve manifeste que l’atmosphère est de plus en plus tendue au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) dans la capitale politique ivoirienne. À Yamoussoukro, des dissensions internes ont éclaté et sont désormais au grand jour après la défaite du parti aux élections législatives du 27 décembre 2025.
Face à cette situation, Kalou Yao Jacques exige la démission du haut représentant ou sa révocation sans délai. Selon lui, Kouacou Gnrangbé Kouadio Jean ne peut se permettre de souffler le chaud et le froid. « Qu'il se détrompe. Yamoussoukro n’est pas sa chose. C'est nous avons fait de Monsieur Gnrangbé haut représentant, sénateur et le seul et incontournable vice-président du PDCI », a lâché Kalou Yao Jacques.
Et d’assener : « Quand le haut représentant donnait le coup d’envoi des hostilités, il n'a consulté personne. Nous considérons que la première mi-temps du match vient d’être jouée. Il ne peut pas mettre fin au match avant la seconde mi-temps. Monsieur le maire, nous allons vous désobéir. Car ces agissements ne resteront pas impunis. Celui qui crache en l’air, doit s’attendre à recevoir en plein visage son crachat », a averti le membre du bureau politique du PDCI. On le voit, des heures chaudes s’annoncent du côte du PDCI à Yamoussoukro.
Thiery Latt
