Rencontre institutionnelle : Le conseil d'Etat et l'Arcop tracent les sillons d'une collaboration fructueuse

Rencontre institutionnelle : Le conseil d'Etat et l'Arcop tracent les sillons d'une collaboration fructueuse
Les présidents des deux institutions entourées de leurs collaborateurs ont échangé

Le Conseil d'Etat et l'Autorité de régulation de la commande publique veulent renforcer leurs liens en vue d'une collaboration fructueuse. Les présidents des deux institutions, Coulibaly-Kuibiert Ibrahim et Massanfi Diomandé, ont posé les jalons de cette union hier lors d'une rencontre. 

“Nous avons souhaité rencontrer le Conseil d'État, qui est l'organe  de la légalité administrative, parce que nous travaillons sur la même matière que cette grande institution, à savoir le contentieux précontractuel dans le domaine des marchés publics. Nous avons souhaité rencontrer le Conseil d'État pour qu'ensemble, nous puissions  tenir compte de nos exigences et de nos contraintes, parce que nous, ARCOP, nous agissons en amont pour garantir la transparence et l'équité dans le processus de passation des marchés. Le Conseil d'État, qui est le juge administratif des passations, demeure le pivot capital de la sécurité juridique des contrats”, a indiqué la présidente Massanfi Diomandé.

Les deux institutions, a-t-elle relevé, interviennent sur la même matière, mais avec des contraintes différentes. Au niveau de la commande publique, il faut la célérité et pour la sécurité juridique, il faut que les décisions qui sont rendues en matière de recours soient des décisions solides, robustes, qui demandent du temps. “Nous nous trouvons dans un dilemme, et c'est cet équilibre délicat que nos deux institutions cherchent à préserver. Nous nous rapprochons du Conseil d'État pour que nous trouvions des passerelles techniques et d'échanges d'expertise pour pouvoir concilier ces deux intérêts”, a-t-elle expliqué.

Pour sa part, le président du Conseil d'État a exprimé sa satisfaction devant la démarche de l'ARCOP. Pour lui, de telles consultations sont à souhaiter, parce qu'elles permettent à son institution de savoir ce qu'on attend de la justice administrative. “Au sortir de cette rencontre, on retient tout simplement qu'on va se retrouver pour renforcer nos capacités. Nous allons créer un cadre de consultation permanent, de sorte qu'on s'abreuve à la même source et améliore la gouvernance administrative”, a-t-il annoncé.

Lacina Ouattara