Santé et nutrition : Le CONANUT valide un nouveau référentiel aligné aux normes internationales
Disposer de directives nationales alignées aux normes internationales récentes et parfaitement adaptées aux réalités actuelles. Tel est l'objectif qui a réuni, le mercredi 8 octobre 2026, à Abidjan-Cocody, le comité de coordination du Conseil national pour l'alimentation et la nutrition (CONANUT).
À l’ouverture des travaux, la présidente du conseil, Dr Patricia N’Goran-Theckly, a posé les enjeux de cette rencontre. Il s’agit de réviser en profondeur un référentiel datant de 2017, élaboré à l’époque par le seul ministère de la Santé. Or, la nutrition est par essence transversale. « Ce que nous mangeons, la manière dont nous produisons, notre accès à l’eau, à l’assainissement, aux soins, à l’éducation et à la protection sociale, ainsi que nos revenus et notre environnement, déterminent ensemble notre état nutritionnel », a-t-elle rappelé avec insistance.
Face à un tel constat, l’ambition est de passer d’une multisectorialité institutionnelle à une multisectorialité opérationnelle. « C’est l’objectif des directives nationales en matière de nutrition. Elles ne doivent pas être un document de plus, mais un référentiel commun, permettant à chaque secteur de répondre à trois questions : quel est mon rôle dans l'amélioration de la nutrition ? Quelles actions dois-je intégrer dans mes politiques, programmes et prestations et quels résultats dois-je atteindre et comment vais-je en rendre compte.
Pour la présidente du CONANUT, ces nouvelles orientations stratégiques devront impérativement clarifier les enjeux nutritionnels propres à chaque secteur, identifier avec précision les populations prioritaires, définir les interventions clés à intégrer, et fixer les normes ainsi que les standards de qualité à respecter et les mécanismes de coordination et de recevabilité.
Placée sous la présidence du vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, la rencontre a mobilisé plusieurs représentants de ministères techniques.
DM


